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Deuxième partie.
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FONTAINES.

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trait affranchie des règles habituelles de l’art, et portait ce caractère de fan-taisie et de liberté, qui ne messied point aux habitations de la campagne.

Dans la composition des jardins, comme en toutes choses, c’est le vrai quidoit dominer, et le faux est vicieux en quelque point qu’il se manifeste.

ni. FONTAINES.

L’antagonisme qui a été signalé à propos des jardins se retrouve dansl’histoire des fontaines. L’art domine trop dans quelques-unes, et est tropsubordonné dans d’autres. Ces excès doivent être également évités. Elles sontvicieuses, quelle que soit l’élégance de leur architecture, les fontaines qui,comme celle de la rue de Grenelle, à Paris , se composent de soubassements,de colonnes, de pilastres, de frontons, de niches, de statues, de belles nappesd’eau sculptée, mais où l’eau véritable ne se montre qu’en maigres filets,et joue un rôle tout à fait insignifiant. Le hors-d’œuvre abonde, et l’es-sentiel fait défaut. Elles sont vicieuses aussi celles où la main de l’hommea voulu se cacher, et où un rocher, péniblement appareillé et maçonné, faittous les frais du monument établi pour donner issue à l’eau et la recueillir.Si elles sont admissibles dans un parc aux formes irrégulières, elles sontdéplacées partout ailleurs, parce que le vrai leur fait défaut.

Il y a deux choses à considérer dans une fontaine : l’eau d’abord, puisla construction d’où elle sort et le bassin qui la reçoit. Que les eaux soientlimpides, abondantes, et se jouent en jets et en nappes; que les constructionsportent franchement l’empreinte dont il appartient au génie de l’homme demarquer ses créations : telles sont les conditions premières.

Mais les constructions de ce genre ne sont pas régies par ces besoins maté-riels, ces convenances définies qui dominent dans la plupart de nos édifices,et qui, s’ils créent parfois des difficultés, sont cependant des appuis tuté-laires et des guides précieux. Nulle limite ne leur est posée, nulle solutionapproximative n’est indiquée; la part la plus large est faite à la liberté del’artiste, qui est appelé à imaginer à la fois le motif et la forme de son œuvre.Or l’architecture paraît bornée dans ses ressources, quand elle se trouveobligée de sortir de ses conditions habituelles; elle peut fournir aux fon-taines des encadrements disposés avec goût, des bassins et des vasques aux