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Deuxième partie.
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CHAUFFAGE.

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des réservoirs dans lesquels ils amènent de l’eau. De la chaudière sort un tuyauascendant qui se rend dans un vase, lequel est ouvert lorsque le calorifère est àbasse pression, et fermé, avec soupape de sûreté, dans le cas contraire; c’estpar ce récipient que l’eau s’introduit dans l’appareil, que se dégage l’air qu’elleremplace, celui qu’elle contient quand on la chauffe pour la première fois,et la vapeur qui se forme ; c’est dans ce vase aussi que s’effectuent les varia-tions de volume de l’eau, qui correspondent à celles de la température. Lemême récipient est le point de départ des tuyaux descendants, qui ramènentl’eau dans la chaudière, après l’avoir fait circuler dans les pièces à chauffer.Échauffée, l’eau s’élève; refroidie, elle descend. La circulation est continuetant que le feu est allumé, et l’on voit que l’ensemble de l’appareil peut êtreconsidéré comme une vaste chaudière à ramifications. On proportionne lessurfaces de chauffe à l’étendue des pièces, en recevant l’eau descendante dansdes poêles à grandes surfaces ou en multipliant les circuits du tuyau.

Ce système de chauffage présente de nombreux avantages : il est écono-mique, il est d’un établissement facile, il n’exige pas une surveillance assidue,il permet de modérer la chaleur autant qu’on le juge convenable, ce quin’est pas possible avec les calorifères à air ou à vapeur, enfin le refroidisse-ment y est très-lent, tandis qu’il est très-rapide dans les deux autres. Sesinconvénients sont les frais de construction, la haute pression que supportentles appareils quand il faut chauffer plusieurs étages, et l’impossibilité de porterla chaleur à grandes distances.

Inventé en 1777 par Bonnemain, pour un établissement d’incubation arti-ficielle, il a ensuite passé en Angleterre d’où il nous est revenu il y a quelquesannées, et il est aujourd’hui très-répandu. CJn habile fumiste, M. Léon Duvoir,l’a employé avec succès dans plusieurs de nos grands établissements, au palaisdu Luxembourg, aux écoles Polytechnique et des Ponts et Chaussées, etc.

L’église de la Madeleine est chauffée à l’eau chaude. L’appareil consiste enune chaudière placée à l’extrémité du grand caveau qui règne sous la nef, eten tuyaux d’ascension et de retour d’eau qui débouchent dans des poêles àeau, à double enveloppe, lesquels sont logés dans des puits cylindriquesménagés sous le sol de l’église. Ces puits sont en communication avec l’airextérieur, qui, après s’y être échauffé, entre dans la nef par les ouverturesdes grilles en fonte dont leurs orifices supérieurs sont garnis. Des dispositionsanalogues ont été adoptées pour plusieurs autres églises de Paris , et il serait