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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

grandement à désirer que cette mesure devînt générale ; car nos églises sont,pour la plupart, froides, humides, et par conséquent malsaines.

L’ingénieur anglais Perkins a établi plusieurs appareils de chauffage à eauchaude, qui diffèrent de ceux qui sont généralement usités en France , en cequ’ils sont à haute pression. La température y étant plus élevée, il n’est pasnécessaire d’avoir des surfaces de chauffe aussi considérables, et les tuyauxsont d’un diamètre beaucoup plus faible. Il n’y a même ni chaudière nipoêles d’eau; le tuyau se replie plusieurs fois sur lui-même, soit pour sechauffer dans le foyer, soit pour rendre une partie de sa chaleur dans les salles.

Ces appareils se plient très-facilement à toutes les convenances locales etsont plus économiques que les précédents; mais ils présentent le danger desfuites, et les tuyaux, portés à une température très-élevée, peuvent altérerà la longue les matières avec lesquelles ils sont en contact.

M. Grouvelle a imaginé un nouveau système de chauffage dans lequel il arecours à la fois à l’eau et à la vapeur, et qui a donné des résultats qu’il eûtété impossible d’obtenir avec ceux dont on vient de parler. Ce système con-siste à employer la vapeur au chauffage de beau contenue dans des réservoirsplus ou moins nombreux, qui sont des points de départ de circulation d’eauchaude.

« Nous avons reconnu, dit M. Grouvelle (1), que les qualités qui manquentau chauffage à vapeur, c’est-à-dire les qualités d’émission et d’égalisation dechaleur, sont positivement les plus hautes qualités de la circulation d’eau,et qu'au contraire, les qualités importantes qui manquent au chauffage à cir-culation, celles de transport et de distribution, se trouvent à un haut degrédans le chauffage à vapeur, le plus puissant et le plus rapide moyen de trans-port de chaleur qui existe. »

« Nous nous sommes demandé si, par leur combinaison, ces deux procédésne se compléteraient pas réciproquement, et ne donneraient pas un systèmecapable de suffire pleinement et largement aux besoins les plus compliquésdes édifices publics et des habitations particulières, et nous avons trouvé dansles manufactures de toiles peintes, les blanchisseries, les teintureries, etc,,le procédé complet et tout pratique que nous cherchions, c’est-à-dire lavapeur employée uniquement comme moyen de transport, pour chauffer de

(1} Article chauffage du Dictionnaire des arts et manufactures, de M. c. Laboulaye.