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Deuxième partie.
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CHAUFFAGE.

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nombreux réservoirs d’eau placés à tout niveau et à toute distance, jusqu’àplus de 800 mètres si l’on veut. »

« Nous avons alors compris qu’en fractionnant les circulations d’eau et lespoêles, par étage et par localités, et en leur envoyant la chaleur dont ils ontbesoin au moyen de la vapeur sortie d’un générateur unique et central, pourun édifice entier si grand qu’il puisse être, et si nombreux que soient lespoints à chauffer, nous atteindrions complètement le but par un moyentout nouveau dans son application particulière au chauffage des monumentspublics, mais éprouvé dans l’industrie par les plus belles applications. »

Ce mode de chauffage a été appliqué, par son inventeur, à des maisonsparticulières et à de vastes établissements publics.

Dans une de ces maisons, trente-cinq poêles en tôle, hermétiquement closet à peu près pleins d’eau, sont distribués dans les divers étages, et sont chaufféschacun par un petit serpentin dans lequel on fait arriver la vapeur. On intercepteà volonté le chauffage de chacun d’eux, on règle leur température ainsi qu’onle juge convenable, et leur refroidissement est très-lent. Le chauffage estfort économique, et chaque locataire en paye sa part.

La prizon Mazas, à Paris , dont les planches 87 et 88 donnent les dessins,est chauffée de la même manière. Le problème à résoudre présentait degrandes difficultés, et elles ont été très-heureusement surmontées. Il fallait eneffet chauffer \ ,220 cellules divisées en six corps de bâtiment, les corridorsqui y conduisent, les parloirs, les différentes pièces de service et les bâti-ments de l’administration; ventiler en même temps toutes ces pièces; per-mettre de supprimer à volonté le chauffage d’une ou de plusieurs partiesde ce vaste ensemble; disposer les appareils de telle sorte que les détenusne pussent yj toucher; enfin n’avoir qu’un seul foyer, afin d’obtenir uneégalité complète de température, et de centraliser le service du chauffage etde la ventilation. Il a été pleinement satisfait à toutes ces conditions.

Chacun des dix-huit étages a un vase chauffeur qui est le point de départd’une circulation d’eau en tuyaux de fonte. L’eau chauffée s’écoule par untuyau ouvert à la partie supérieure du vase, et revient, plus ou moins refroidie,par un tuyau de retour qui débouche à la base du même récipient. Ces deuxtuyaux sont parallèles dans la majeure partie de leur étendue, de telle sorteque, l’eau coulant en sens inverse, la température dans le caniveau qui lesrenferme tous deux est à peu près constante en chaque point. Ces caniveaux