TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
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sont placés devant les cellules, et à une faible profondeur au-dessous du sol.Ils sont représentés sur le plan de détail, fig. 2, pl. 57, et sur la coupe, fig. 5 dela planche suivante. Des cloisons transversales les divisent au droit de chacundes murs de refend, de sorte que chaque cellule a son appareil particulier,qui présente environ 4 m ,20 de surface de chauffe, et dans lequel vients’échauffer l’air pur, pris dans le corridor, pour se rendre ensuite dans lacellule. Nous dirons, en traitant de la ventilation des édifices, comments’effectue cet appel de l’air chaud.
Les corridors eux-mêmes sont chauffés par la chaleur perdue de ces caniveaux.
Au spmmet de chaque système de circulation, un vase de trop-plein permetla dilatation de l’eau et le dégagement de l’air.
Une disposition analogue a été adoptée pour le chauffage du grand hôpitalLariboisière qui est représenté sur la planche 56; mais elle n’a été appliquéequ’à la moitié de l’édifice ; le surplus est chauffé à l’eau chaude, dans le système,déjà décrit, de M. Léon Duvoir. On a voulu pouvoir comparer les deux dispo-sitions, en les admettant à fonctionner dans des conditions identiques. Disonstout de suite que l’expérience a prononcé en faveur de la première, surtouten ce qui est de la ventilation.
La chaudière à vapeur est placée dans une cave située en X, sous unedes cours de service. La vapeur, formée sous une pression de 4 à 5 atmo-sphères, détendue ensuite dans une machine (qui sert à la ventilation etsur laquelle nous reviendrons plus tard), de manière à conserver une pres-sion d’une atmosphère et demie, est conduite en face de chaque pavillonpar un tuyau en fonte enveloppé de corps mauvais conducteurs du calorique,lin petit tuyau est branché sur la conduite générale, au droit de chacun deces pavillons, auquel il fournit la quantité de vapeur nécessaire. Un autresystème de tuyaux ramène l’eau de condensation dans la chaudière.
Les corridors et les chambres des sœurs sont maintenus à une tempéra-ture convenable, au moyen de bouches de chaleur qui reçoivent l’air chauffépar les colonnes montantes de vapeur et de retour d’eau; les cages d’esca-liers et les salles de malades renferment des poêles à eau chauffés par la vapeur.Les tuyaux de conduite de vapeur dans les salles sont placés dans un caniveaurecouvert d’une plaque de fonte; l’air de ventilation circule dans ce cani-veau, et s’y échauffe en hiver, pour pénétrer ensuite dans les salles en tra-versant les poêles,.où sa température s’élève encore.