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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
mément répartie. Les bouches de chaleur seraient distribuées au niveau dusol, sur le périmètre de la salle, et celles qui ont pour objet l’évacua-tion de l’air vicié seraient placées dans leurs intervalles. Il conviendrait enoutre de faire passer l’air chaud sous des plaques de fonte ou de tôle cou-vertes d’un tapis, et disposées sous la table, de manière à assurer une doucechaleur aux pieds des convives.
Dans les écoles, les tuyaux de conduite de l’eau chaude suffisent générale-ment au chauffage des cages d’escalier, des corridors et des dortoirs. Lespoeles d’eau sont placés dans les salles d’étude, qui réclament une températureplus élevée, et où il est essentiel de pouvoir se chauffer les mains. On pour-rait y ajouter des plaques de fonte légèrement chauffées, placées au niveaudu sol, en divers points de la salle.
Dans les grands amphithéâtres, il convient de distribuer la chaleur aussiuniformément que possible, et il y a avantage à faire arriver l’air chaudpar un grand nombre de petits orifices ouverts sous chaque rang de gradins,l’air vicié s’échappant par plusieurs ouvertures pratiquées au pied des paroisou sous les gradins.
Dans une bibliothèque publique, il est bien d’avoir des poêles à eau, desplaques de fonte chauffées, établies sous les pieds des lecteurs, et des ouver-tures de ventilation, pratiquées au niveau du sol, de distance en distance.
Pour les prisons et pour les hôpitaux, les dispositions les plus convenablesparaissent être celles qui ont été appliquées à la prison Mazas et à l’hôpitalLariboisière . Nous venons de les faire connaître.
Enfin les églises peuvent être chauffées par des calorifères à eau chaude,dans des conditions assez économiques pour qu’il convienne de leur appli-quer à toutes cette importante amélioration. L’air chaud arrive au niveaudu sol, soit par des bouches de chaleur uniformément distribuées, et ouvertesau-dessus de poêles à eau, comme à la Madeleine , soit par une grille poséesur le caniveau qui renferme les tuyaux de circulation. On peut chaufferainsi l’air de l’église, ou, mieux encore, de l’air appelé du dehors, et ven-tiler par conséquent en même temps que l’on chauffe.
Nous regrettons de ne pouvoir nous étendre davantage sur un sujet qui estd’une haute importance, et soulève des questions très-intéressantes. Maisnous sommes obligé de nous borner, et nous devons renvoyer à l’ouvrage deM. Péclet, le lecteur qui serait désireux d’approfondir la matière. Il suffit