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Deuxième partie.
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AÉRAGE.

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à notre objet d’avoir fait connaître, dans ce qu’ils ont de fondamental, lesdivers systèmes de chauffage actuellement en usage, et d’avoir montré com-ment il convient de faire varier leurs dispositions suivant les circonstances.Nous nous arrêtons au point où l’architecte doit s’effacer pour faire placeau fumiste.

II. AÉRAGE.

L’air est notre aliment le plus essentiel, et sa pureté importe à notre santé.Or l’homme et les animaux l’altèrent incessamment, par l’usage même qu’ilsen font, et il résulterait de cette action une limite à la durée de la vie animalesur le globe, ou du moins au maintien des conditions actuelles d’existence,si d’autres agents ne produisaient un effet inverse, de manière à remédier aumal, et à maintenir la composition de l’atmosphère. On sait que les végé-taux décomposent l’acide carbonique, sous l’influence des rayons solaires, etque divers phénomènes ont pour résultat d’enlever l’humidité et les miasmesrépandus dans l’air. Mais ce bienfait, assuré au dehors, ne l’est pas pourl’air enfermé dans nos édifices; là ces agents réparateurs font défaut, et il estindispensable de pourvoir au moyen d’expulser l’air vicié, et de le rem-placer par de l’air suffisamment pur.

Quelle est la quantité d’air à renouveler, pendant l’unité de temps, dansune enceinte fermée ? Telle est la question dont nous nous occuperonsd’abord; nous examinerons ensuite quels sont les systèmes à employer.

La respiration est l’une des sources principales de l’altération de l’air parl’homme; elle a pour effet de transformer une partie de l’oxygène en acidecarbonique. Des expériences de M. Dumas établissent que le volume d’airexpiré par un homme, pendant une heure, peut être évalué à 533 litres, qu’ilrenferme à peu près 0,04 d’acide carbonique, et que l’air ainsi modifié estimpropre à la respiration. Un vase contenant 555 litres ou un tiers de mètrecube d’air pur suffirait donc pour entretenir la vie d’un homme pendant uneheure, pourvu que l’air ayant traversé les poumons ne fût pas rejeté dansce récipient; car il y aurait bientôt sans cela une altération assez prononcéepour devenir nuisible. Cette quantité proportionnelle d’acide carbonique,susceptible d’exercer, au bout d’un certain temps, une influence sensible surl’organisme, ne peut pas être fixée avec une grande rigueur; mais il paraît hors