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TRAITÉ D'ARCHITECTURE.
de doute qu’elle ne dépasse pas 0,04; de sorte que le volume d’air à intro-duire dans un lieu fermé, par heure et par homme, avant que la quantitéd’acide carbonique ait atteint cette limite, doit être au moins quadruple decelui qui passe par les poumons pendant le même laps de temps, c’est-à-dire doit être de 4 mètre cube et un tiers au moins; faute de quoi il y auramalaise plus ou moins prononcé par le seul fait de l’acide carbonique.
L’homme vicie d’une autre manière l’air qui l’entoure : c’est par la transpi-ration cutanée et par la transpiration pulmonaire, et il y a lieu de croireque cette action est plus nuisible encore que la précédente.
Les vapeurs dues à ces deux transpirations peuvent être évaluées, d’aprèsdes expériences de Séguin, de 800 à 4 000 grammes par vingt-quatre heures,et exigent par conséquent, pour être dissoutes, un volume d’air sec de 60mètres cubes environ, en admettant que la température soit de 45°, et unvolume double, si, comme il se rencontre ordinairement, l’air est déjà àdemi saturé. Or il est certain qu’un air complètement saturé doit exercer à lalongue une funeste influence sur la santé, puisqu’il change les conditionshabituelles de la transpiration. Ce n’est pas tout d’ailleurs : ces vapeurs sontaccompagnées de matières animales, qui peuvent échapper à l’analyse chi-mique, mais qui se manifestent, du moins en partie, par l’odeur qu’ellesrépandent, et sont assurément une cause très-puissante d’insalubrité. Il y alà un élément qui ne permet pas de résoudre la question par des considé-rations purement scientifiques; de sorte qu’après avoir apprécié les diversescauses d’altération de l’air, il a fallu avoir recours à des expériences directespour évaluer la ration minimum à fournir à un homme, afin de lui assurerde bonnes conditions de respiration. M. Péclet y a procédé, et il en a concluque cette limite inférieure est de 6 mètres cubes pour des hommes en étatde santé, ne séjournant que pendant quelques heures dans un lieu fermé; cartoutes les fois qu’elle a été atteinte, on n’a trouvé aucune odeur à l’aircontenu dans la salle. Cependant un fait cité par le même auteur peut porterà penser qu’elle est encore trop faible pour que, dans des circonstancesparticulières, les miasmes en suspension ne se manifestent pas à nos organes.Il a été constaté, à la Chambre des Députés, qu’avec une ventilation de 6à 7 mètres cubes par heure et par personne, l’air prenait une odeur très-prononcée dans les cheminées d’appel, quoiqu’il n’en manifestât point dansla salle. Et d’ailleurs combien d’émanations dont, ni les instruments les plus