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Deuxième partie.
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AÉRAGE.

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délicats, ni l’odorat le plus sensible ne nous donnent conscience, produi-sent les effets physiologiques les plus funestes! Il sera donc prudent de neregarder cette ventilation comme suffisante que dans des circonstances analo-gues à celles qui ont servi de bases aux expériences, c’est-à-dire pour dessalles dans lesquelles des hommes, en bon état de santé, ne sont enfermés quependant un petit nombre d’heures. On comprend qu’il faudrait assurer à desmalades des conditions hygiéniques encore plus favorables, et que, si le séjourdevait se prolonger, l’air réclamerait plus de pureté, tant parce qu’il agiraitpendant plus longtemps, que parce que les miasmes en contact pourraientfinir par entrer en fermentation, et affecter l’odorat, comme on l’a observé dansla cheminée d’appel de la Chambre des Députés.

Enfin d’autres causes de viciation de l’air viennent se joindre souvent àl’action de l’homme, et nous citerons en première ligne les lumières arti-ficielles. Elles consomment de l’oxygène, dégagent de l’acide carbonique, etproduisent de la vapeur d’eau. M. Péclet annonce qu’une bougie consommeen une heure tout l’oxygène contenu dans 0 m ,I07 d’air, soit 0 m ,022S, et quela consommation d’une lampe ordinaire à double courant d’air, brûlant42 grammes d’huile par heure, s’élève en oxygène à 0 m ,0886 environ. Partiede cet oxygène se convertit en eau, et partie en acide carbonique, et lesquantités de cet acide qui sont produites sont d’environ 0 m ,0I5 pour labougie et 0 m ,0S9 pour la lampe. Si donc on veut que le volume d’acidecarbonique versé dans une salle, par les appareils d’éclairage, ne dépasse pasle centième de celui de l’air, ainsi qu’il a été dit plus haut, il faudra, parheure, une ventilation de ^ ra ,S0 environ par bougie et de t> m ,90 par lampe.Et ces chiffres doivent être considérés comme des limites inférieures. On peutdu reste s’y tenir dans les circonstances ordinaires, car les appareils d’éclai-rage n’exercent une grande influence sur la composition de l’air que lorsqu’ilssont très-multipliés, et cela ne se rencontre guère que dans les réunions nom-breuses, lesquelles n’ont en général qu’une durée assez limitée.

Dans quelques lieux habités, il existe des récipients contenant des matièressusceptibles d’entrer en fermentation, de produire des vapeurs, et de dégagerdes miasmes plus ou moins nuisibles; c’est ce qui se rencontre, par exemple,dans les hôpitaux. Il faut avoir égard à ces causes d’altération de l’air, dansl’établissement des calculs relatifs à la ventilation. Malheureusement s’il estaisé de juger qu’elles doivent être actives, il ne l’est pas de les évaluer exacte-