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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
ment. M. le docteur Boudin estime que, dans un hôpital, la ventilation doitêtre portée à 9 mètres cubes, au moins, par heure et par individu; M. Pécletest arrivé à peu près au même résultat, car il demande de -10 à 45 mètrescubes par heure et par lit pour ces établissements, et il recommande, enoutre, de disposer les appareils de manière à pouvoir doubler au besoin cevolume. A l’hôpital Lariboisière , les ventilateurs sont en état de fournirjusqu’à 60 mètres cubes.
Il est à remarquer qu’il convient d’avoir égard à la capacité de la salledont on veut assurer la ventilation, pour fixer l’époque à laquelle il fautcommencer l’opération, ou pour déterminer la quantité d’air nouveau à intro-duire dans un temps donné.
Ainsi, supposons une chambre de 4 mètres de largeur, sur 6 mètres delongueur et 4 mètres de hauteur, où deux personnes devront rester dix heuresde suite, et où brûlera une lampe pendant les quatre premières heures duséjour : au bout de cette première période, la quantité d’air altérée au degréque nous avons admis, c’est-à-dire à raison de 6 mètres cubes par heureet par individu, et de 5 m ,90 par heure et par lampe, sera de 48 mètrescubes par les personnes et de 25 m ,60 par la lampe, soit en tout 74 m ,60.Or la salle contenant 96 mètres cubes, il n’y aura pas encore nécessité deventilation; on ne sera obligé de commencer l’opération que quand les24 m ,40 restant auront été altérés par les deux habitants, c’est-à-dire au boutde -122 minutes, et, à partir de ce moment, il faudra envoyer dans la chambre-12 mètres cubes d’air pur par heure, et en retirer par conséquent la mêmequantité d’air vicié.
Pour qu’il ne fût pas nécessaire de renouveler en totalité ou en partie l’aird’un dortoir dans lequel des jeunes gens doivent séjourner pendant huit heuresconsécutives, il faudrait que la salle fût assez vaste ou le nombre de lits assezrestreint pour assurer à chacun un espace libre de 48 mètres cubes. Il estbien peu de nos établissements d’instruction publique, si toutefois il y en a,qui satisfassent à cette condition. Dans un dortoir où le cube d’air n’est quede 20 mètres par lit, et dans beaucoup il est inférieur, la ventilation devraitcommencer au bout de 5 h ,20' à raison de 6 mètres cubes par heure et parindividu, ou s’élever à 5 ra ,50 seulement, si l’on y procède immédiatementaprès le coucher des élèves.
Supposons encore un salon de -10 mètres de longueur, sur 8 mètres de