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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
\° Un seul foyer pour tous les services, placé dans une cour en dehorsdes bâtiments. La fumée s’écoule par une cheminée très-élevée qui la rejetteà une grande distance du sol.
2° Une seule chaudière à vapeur à haute pression, avec rechange, estplacée en dehors des bâtiments, de sorte qu’une réparation ou un accidentà la chaudière n’interromprait aucun service.
3° Air de ventilation pris à une grande hauteur, où il ne peut être vicié.La ventilation peut être facilement augmentée, et de beaucoup, par l’ac-croissement de la production de vapeur.
4° Le travail mécanique pour produire la ventilation ne coûte rien enhiver, parce que la vapeur détendue est employée au chauffage. Il en estde même dans le reste de l’année, quand la vapeur détendue est employéepour le service des bains, la buanderie ou pour l’élévation de l’eau.
11 est impossible, du reste, de se prononcer d’une manière absolue enfaveur de l’un ou de l’autre des systèmes de ventilation dont on vient de par-ler; on doit se décider dans chaque cas particulier, suivant les données duproblème et les circonstances dans lesquelles on se trouve placé.
En été, on peut ventiler une salle sans moteur mécanique et sans che-minée d’appel. Il suffit de placer un appareil réfrigérant au-dessus du plafond ;l’air à introduire traverse cet appareil, s’y refroidit, descend dans la salleen vertu de sa densité, en passant par les ouvertures qui lui ont été ména-gées, et expulse l’air chaud qui s’échappe par les orifices disposés à cet effet.Ce système pourrait être utilement appliqué à la ventilation de nos théâtres,ainsi qu’on le verra tout à l’heure.
Quel que soit d’ailleurs le mode adopté, il faut s’attacher à disposer lesorifices d’entrée et de sortie de manière que l’air se renouvelle aussi unifor-mément que possible dans toutes les parties de la salle à ventiler, et nesorte, par les bouches d’appel, qu’après avoir produit son effet, c’est-à-direque comparativement vicié et refroidi en hiver, ou réchauffé en été. Pen-dant l’été, comme pendant l’hiver, on doit faire arriver l’air à peu près auniveau du sol. Frais, il s’étale dans les parties inférieures, et s élève à mesurequ’il s’échauffe et s’altère, pour être remplacé par du nouveau; chaud, ils’élève immédiatement, mais en se mêlant avec celui qui l’entoure, qu’ilréchauffe et purifie, et l’on en jouit au passage. Cependant, si la salle était dedimensions très-restreintes, il y aurait avantage à faire'entrer l’air chaud