AÉRAGE.
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par la partie supérieure pendant l’hiver, sans quoi l’on serait exposé à en voirentraîner une grande partie, immédiatement après son introduction, par lesbouches d’appel qui se trouveraient trop rapprochées de celles par lesquellesil serait arrivé. Quant aux orifices de sortie, c’est également au niveau du solqu’il faut les placer en hiver où l’air se refroidit, et principalement du côtédes murs qui déterminent un courant descendant d’air froid; en été, au con-traire, c’est à la partie supérieure de la salle, car c’est là que se porte l’air quia servi, s’est échauffé, et a perdu par cela même de sa densité. Les mêmestuyaux éducteurs peuvent servir du reste à ces deux évacuations; il suffitd’avoir des registres qui permettent d’ouvrir et de fermer à volonté les bou-ches de l’une et de l’autre circulation. Il convient enfin d’éloigner les bou-ches de sortie des bouches d’entree, afin qu aucune des parties de l’enceintene soit soustraite au mouvement de l’air, et que l’air amené y séjourne aussilongtemps que le permet l’activité de la ventilation.
Examinons maintenant quelles sont les conditions spéciales de ventilationde quelques édifices, et citons encore quelques-unes des solutions qui ont étéadoptées dans ces dernières années.
Les prisons cellulaires sont peut être les établissements où la ventilationest le plus nécessaire (abstraction faite pourtant des hôpitaux), et présente leplus de difficultés. Chaque détenu est enfermé en effet dans une cellule dedimensions extrêmement restreintes, qui contient un baquet ou un siège d’ai-sances; il n’en sort qu’à de rares intervalles; il y prend ses repas; la plu-part de ces hommes ont de vieilles habitudes de malpropreté ; les cellules sonttrès-nombreuses; enfin, il faut que les tuyaux adducteurs de l’air ne puissentpas servir à des communications orales. Yoici comment le problème a étérésolu par M. Grouvelle dans la prison Mazas, dont nous avons déjà fait con-naître le système de chauffage.
La ventilation a lieu par voie d’appel de l’air vicié, et c’est par le tuyaudu siège d’aisances que s’effectue celle de chaque cellule, de sorte qu’on trouvela salubrité où l’on pouvait craindre l’infection. Ce tuyau débouche dans ungrand caveau (À, A, fig. 3 et 4 de la planche 58), qui est établi sous le corridordu bâtiment cellulaire, et qui renferme les tonneaux de vidange. A son extrémité,du côté de l’extérieur, ce caveau est fermé par une double paire de portesconstituant une sorte d’écluse à air, afin que la ventilation ne se trouve pasinterrompue quand des voitures viennent chercher les tonneaux. A l’autre