Band 
Deuxième partie.
Seite
203
JPEG-Download
 

AÉRAGE.

203

Dans nos habitations particulières, où la vue du feu est un besoin, et oùles cheminées convenablement disposées assurent une ventilation suffisantedans les circonstances ordinaires, on peut se contenter de chauffer à l’airchaud, à l’eau chaude ou à l’eau et à la vapeur, les cages d’escaliers, lesvestibules, les antichambres et les salles à manger. Une cheminée d’appelsuffirait à la ventilation de toutes ces pièces, et pourrait même assurer celledes salons, qui seraient mis en communication avec elle au moyen de tuyauxqu’on ouvrirait et fermerait à volonté. Des dispositions seraient prises pourintroduire dans ces salons, suivant les besoins, de l’air chaud ou de l’airfrais tiré de l’extérieur. Toutefois, dans les appartements destinés à de nom-breuses réunions, un ventilateur mécanique, mû par un contre-poids ou parune colonne d’eau, serait préférable parce que son action serait plus certaineet plus facile à régler.

Enfin il est des établissements, comme les casernes, dans lesquels uneventilation de nuit serait désirable, sans qu’on puisse faire les dépensesqu’exigerait un foyer constamment allumé. Or on peut pourvoir très-faci-lement à une circulation d’air, non pas très-active, mais à peu près suffi-sante , en adoptant un système fort simple, qui a été proposé par M. le doc-teur Papillon. Qu’on pratique dans chaque salle une série d’ouvertures surdeux faces opposées, du côté du nord au niveau du sol, du côté du midiprès du plafond, et il s’établira immédiatement une ventilation naturelle. ï!conviendra d’adapter sur les ouvertures extérieures des tuyaux qui se retour-nent contre le mur, sans s’y appliquer toutefois, afin que l’action du venfne puisse empêcher l’entrée ou la sortie de l’air (f).

m. DÉSINFECTION.

Les causes d’infection de nos édifices sont nombreuses et variées; mais ilen est une principale : les lieux d’aisances. C’est par elle que nous commen-cerons.

Les dispositions adoptées pour les maisons de Paris sont les suivantes :

(1) Voyez pour plus de détails le Traité de la chaleur de M. Péclet, et l’article ventilation de M. Grou-velle, dans le Dictionnaire des arts et manufactures.