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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

autre série de portiques; à droite, précédée par une belle avenue à quatrerangs de supports, est une immense salle dont mille colonnes soutiennent leplafond, et au milieu de laquelle est ménagé un sanctuaire. Quatre portes pyra-midales, de 50 mètres de hauteur environ, donnent entrée dans ce mer-veilleux assemblage de constructions colossales. L’enceinte a près de 420mètres de longueur sur 500 mètres de largeur. La plupart des matériaux misen œuvre sont de grandes dimensions, et les sculptures sont innombrables.

D’autres temples indiens présentent beaucoup moins de développement. Plu-sieurs consistent en une pagode pyramidale, placée au milieu d’une enceintesacrée qu’entourent des portiques. L’édifice principal se compose habituel-lement de plusieurs étages, couverts de sculptures, établis en retraite les unssur les autres, et présentant des formes plus ou moins contournées.

Tous ces monuments appartiennent à un style d’architecture bien caracté-risé, et qui ne se rattache à aucun autre. Ils témoignent d’une organisationpuissante, d’une étrange cosmogonie, d’une foi profonde, et d’une civilisa-tion très-avancée sur quelques points. Mais méritent-ils l’espèce d’enthousiasmequ’ils ont excité? Est-on bien en droit de les comparer à ceux des peuplesoccidentaux? Nous ne le pensons pas. L’effet qu’ils produisent ne paraît pasêtre en rapport avec la quantité de travail qu’ils ont exigée; ils n’annoncentpas un judicieux emploi des facultés de l’homme; ils portent l’empreintede la vicieuse constitution de la société indienne, du régime qui voue laclasse la plus nombreuse à une perpétuelle oppression. Il leur a manqué cequi a fait la grandeur des nôtres : la liberté de l’homme et de l’art.

Temples égyptiens. Tous les voyageurs qui parcourent l’Égypte sont forte-ment impressionnés par les vestiges de ses temples ; tous sont pénétrés d’uneprofonde admiration à la vue de ces édifices creusés dans le roc ou soli-dement élevés au-dessus du sol, dans une architecture riche, sévère et mo-numentale. De plus vastes constructions ont été consacrées au culte, end’autres temps et d’autres lieux; mais nulle part on n’en a vu présenterdes masses plus imposantes, et donner plus de garanties de durée. Dansces monuments de l’Égypte antique , les matériaux les plus résistantssont employés à profusion, et dans les conditions les plus favorables à lasolidité; ils sont pour la plupart de grandes dimensions, et sont travaillésavec une rare perfection ; les plafonds sont supportés par des colonnes nom-breuses et massives; les murailles extérieures sont épaisses, et présentent au