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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
bien conservés pour qu’on en puisse reconnaître les dispositions. « On entre,dit-il, dans une avenue dallée, large d’un plèthre ou un peu moins; sa lon-gueur est triple ou quadruple et quelquefois plus considérable encore. Cetteavenue s’appelle drôme, suivant l’expression de Callimaque : ce drôme est con-sacré à Anubis . Dans toute la longueur de cette avenue sont disposés, surles côtés, des spbinx en pierre, distants les uns des autres de vingt cou-dées ou un peu plus. Après les sphinx est un grand propylée, puis unsecond et même un troisième. Après les propylées vient le temple, com-posé d’un naos, d’un pronaos grand et remarquable, et d’un sécos (sanctuaire)de moindres proportions; ce dernier ne renferme aucune sculpture ou, s’ilen existe, ce ne sont pas des représentations d’hommes, mais celles de cer-tains animaux. De chaque côté du pronaos s’élèvent les ailes, qui sont des
murs de même hauteur que le temple. Sur les murs sont sculptées de
grandes figures; ouvrages semblables à ceux des Etrusques et à ceux qui ontété faits très-anciennement par les Grecs. »
Le grand temple du Sud ou de Khons, à Thèbes , était précédé d’abordd’une longue avenue de béliers, accroupis à la manière des sphinx, et dontla tête reposait sur une statuette placée entre les jambes antérieures de l’animal.Ces béliers avaient environ 5 m ,60 de longueur. Un propylon colossal terminaitcette première avenue. A la suite, une seconde avenue d’une largeur double(25 mètres), formée également par des béliers, conduisait au passage, compris
entre deux pylônes, qui donnait entrée dans la cour intérieure du temple. Cette
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cour, dont ne parle pas Strabon ou qu’il comprend parmi les propylées, avait àpeu près 25 mètres de largeur sur 26 mètres de longueur, et était entouréed’un double portique de colonnes sur trois de ses côtés. Au fond, était l’entréedu pronaos, lequel était de même largeur que la cour, et avait huit colonnespour soutenir son plafond. Le naos, qui venait ensuite, était beaucoup plusétroit, puis enfin, à l’extrémité de toutes ces constructions, se trouvait le sanc-tuaire, qui était orné de colonnes, et entouré de quelques petites salles.
Ce monument, dont le plan présente la plus grande régularité, paraît avoirété élevé, sinon en totalité, du moins en partie par Ramsès III , pharaon dela xix e dynastie, et il offre cette particularité qu’on y trouve un grand nombrede pierres provenant d’une construction beaucoup plus ancienne, et portantencore quelques-unes de leurs sculptures primitives.
Les temples souterrains ou spéos de l’Égypte sont peut-être plus remar-