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Deuxième partie.
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TEMPLES .

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quables encore que ceux qui ont été élevés au-dessus du sol. Celui de Phré,en Nubie , se compose d’un pronaos carré, de 17 mètres de côté, que huitgrandes statues, adossées contre des piliers rectangulaires, divisent en troisnefs, puis d’un naos dont le plafond est supporté par quatre pilastres, et enfind’un sanctuaire accompagné de deux petites salles. La façade extérieure, quise dresse sur l’une des rives du Nil , est la partie la plus importante dumonument. Entièrement taillée dans le roc, comme l’intérieur, elle est décoréede quatre statues assises de dimensions colossales, représentant Ramsès leGrand, pharaon consécrateur du spéos, qui était dédié à Pbré, Dieu -Soleil.Ces colosses ont environ 21 mètres de hauteur étant assis ; on compte plusde 8 mètres de distance d’une épaule à l’autre; la tête, y compris la coiffurequi la couronne, a également environ 8 mètres, et les oreilles ont prèsd’un mètre de longueur. Cette sculpture monumentale est d’ailleurs admi-rablement traitée; les figures sont d’une belle expression, et paraissent êtredes portraits fidèles. Et il est à remarquer à ce propos que la roideur etl’absence de vie, reprochées à la statuaire égyptienne, deviennent, maintenuesen une certaine mesure, des qualités éminentes, lorsqu’il s’agit d’œuvresqui sont appelées à participer du caractère de la grande architecture à laquelleelles sont associées. Elles ne sont pas vivantes non plus les belles figures qu’onadmire sur quelques-uns de nos monuments du xn° siècle.

Un autre spéos, fort intéressant aussi, est celui d’Ibsamboul, qui était con-sacré à Àthôr , la Vénus égyptienne. Six longues niches rectangulaires, creuséessur la façade, renferment chacune une statue de 10 à 11 mètres de hau-teur. Des hiéroglyphes de grandes dimensions sont sculptés entre ces niches.Les figures sont les mêmes, et sont distribuées dans le même ordre dechaque côté de la porte d’entrée. Deux d’entre elles représentent des hommes,celle du milieu représente une femme; toutes ont à leur pied de petitesstatues, qu’on suppose être celles des enfants de Pharaon .

On trouve enfin en Égypte des hémi-spéos, c’est-à-dire des temples enpartie creusés dans le rocher, et en partie élevés au dessus du sol. Tel est celuide Ghirché, en Nubie . Il parait remonter à une très-haute antiquité, et avoirété restauré par Ramsès le Grand.

Temples grecs et romains. Les temples de la Grèce n’ont point exigé autantde travail matériel que ceux dont on vient de parler, mais combien ils l’em-portent sur eux au point de vue de l’art ! Que d’intelligence ne présentent-ils