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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

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construit par Adrien, sur l’un des côtés de la Voie Sacrée, était situé surune plate-forme, entourée d’un magnifique portique de colonnes corin-thiennes; le temple de Nîmes avait un péribole plus modeste; on en voitun, moindre encore, dans un petit temple de Pompéi , auquel on a donnéle nom de temple d’Isis.

Les divers ordres d’architecture étaient employés dans la construction destemples, et ils étaient choisis de manière à être en harmonie avec le carac-tère du Dieu. Vitruve enseigne que Minerve, Mars et Hercule doivent avoirdes temples d’ordre dorique; que Junon, Diane et Bacchus réclament l’ordreionique; enfin que les temples de Vénus, de Flore, de Proserpine et desNymphes doivent être d’ordre corinthien, parce que les formes délicates etélégantes de cet ordre conviennent parfaitement à ces divinités. Nous devonsajouter toutefois que, sous l’empire romain, l’ordre corinthien l’a emportésur les autres, et a été appliqué à la plupart, sinon à la totalité, des tem-ples. L’amour de la richesse avait étouffé le sentiment des convenances morales.

II. ÉCULISES.

Une importante question se posa, dès qu’il fut permis aux chrétiens deproduire leur culte en public : celle de savoir quelle était la dispositionà adopter pour les temples de la nouvelle religion. Or l’architecture n’im-provise guère, surtout dans les époques de décadence, et elle se résout diffi-cilement à briser ses traditions. Le nouveau dogme annonçait sans douteimplicitement une rénovation de l’art; mais une pareille création exigeaitle labeur de plusieurs siècles, et il fallait s’empresser de satisfaire à ce qu’ily avait de plus impérieux dans de légitimes désirs. Les temples du paga-nisme ne pouvaient être d’aucun secours, car ils ne convenaient sous aucunrapport. Ils n’étaient ouverts qu’aux prêtres ou à un petit nombre d’initiés;tandis que le christianisme, au nom de l’égalité devant Dieu , qu’il était venuproclamer, voulait admettre tous les fidèles dans les siens, et demandait parconséquent des salles plus vastes et mieux éclairées. D’un autre côté, ce quel’ancienne religion ayait consacré devait être réprouvé par celle qui surgis-sait; aux nouvelles croyances, il fallait immédiatement, sinon de nouvelles