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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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EGLISES .

de celles' qui subsistent encore, mais a conservé mieux qu’aucune autreles dispositions qui viennent d’être décrites. La porte est décorée de colonnes,elle s’ouvre sur l’atrium, et cette cour est entourée d’un portique, dont labranche adossée contre la basilique formait narthex. Il est probable qu’onarrivait du nartbex dans la basilique par trois portes percées dans les-axesdes nefs, et que les deux portes latérales auront été bouchées lorsque la sépa-ration des sexes n’était plus imposée, et à une époque où des autels plusnombreux étaient devenus nécessaires. On remarquera que la galerie dedroite en entrant est notablement plus étroite que celle de gauche; cetteirrégularité remonte-t-elle à l’origine de l’édifice, ou a-t-elle été introduitepostérieurement? Il importe assez peu de le savoir ; ce qu’il y a de certainc’est qu’elle est exceptionnelle, bien qu’on en puisse citer d’autres exemples.L’autel et le petit dôme qui le couvre ( ciborium ) sont entièrement isolés, enavant de l’hémicycle (tribune), au fond duquel est placé le siège de l’évêque.Le chœur précède l’autel, et occupe une grande partie de la grande nef; ilest fermé par une cloison en marbre, et il est accompagné de deux chaireségalement en marbre ( ambons ), dont l’une était destinée à la lecture de l’évan-gile et l’autre à celle de l’épître. A droite et à gauche de la tribune, sontplacées des absides latérales qui servaient de sacristies; celle de droite étaitle secretarium ou vestiarium , celle de gauche était désignée sous le nomà’evangelium. Elles étaient fermées par des rideaux. Nous reparlerons toutà l’heure de cette intéressante basilique.

Le mode de construction de ces édifices était très-économique. Les seulesparties essentielles qui fussent de nature à exiger des dépenses considérablesétaient les colonnes séparant la grande nef des bas côtés, et l’on en trouvaitdans les temples, dont les empereurs favorables au christianisme ordonnaientla démolition; on en obtenait aussi de la piété des fidèles, qui les tiraient despalais de leurs pères, ou se les procuraient sans doute assez facilement, dumoins à Rome et dans quelques grandes villes où elles étaient abondantes.Puis on ne se montrait pas très-exigeant. On associait sans scrupule, dans unmême édifice, des colonnes de formes et même de dimensions différentes;les fûts trop courts s’exhaussaient sur des socles; les chapiteaux étaient divers,et l’on jugeait avoir fait assez quand on s’était attaché à les avoir tous demême disposition générale. Un seul point paraissait important, et il l’étaiten effet : c était de maintenir les sommets de ces chapiteaux dans un plan

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