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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
Le dallage de la grande nef est le plus bel exemple à citer de l’admirablemosaïque connue sous le nom à’opus alexandrimm.
La ville de Rome renferme un grand nombre d’autres basiliques, remon-tant également aux premiers siècles du christianisme. Nous nous borneronsà en citer quelques-unes : Sainte-Marie en Transtévère , dont la fondation paraîtantérieure à Constantin , mais qui a été presque entièrement reconstruite,et sans doute sur un nouveau plan, dans le cours du vin' siècle, et dont lescolonnes, appartenant à divers ordres, sont réunies par un entablement;Saint-Laurent hors les murs, dont une partie, datant de Constantin , pré-sente deux portiques superposés, le premier avec plates-bandes, et le secondavec arcades; Sainte-Marie in Cosmedin, dont il a été parlé plus haut; Sainte-Praxède, qui est divisée sur sa longueur par des arcs en maçonnerie repo-sant sur des piliers rectangulaires, et supportant la charpente du toit; Sainte-Marie in Àracœli, qui a remplacé le fameux temple de Jupiter Capitolin, et agardé quelques-unes de ses colonnes; Sainte-Sabine; Saints-Nérée-et-Achille,basilique fort intéressante, construite sous Léon III , à la fin du vm e siècleou au commencement du ix e , dans laquelle les colonnes sont remplacées par decourts piliers octogones, lesquels permettent plus d’espacement pour les pointsd’appui, et donnent en même temps à la construction un caractère de fermetéqu’on ne trouve pas dans les autres édifices du même genre; Saint-Jean àla Porte Latine ; Saint-Georges au Vélabre, qui date du vu e siècle, et qui est pré-cédé du joli porche que représentent les figures 2 et 5 de la planche 8. Citonsencore la basilique de Saint-Jean de Latran , mais pour déplorer la malheu-reuse restauration faite par le Borromini , qui a complètement dénaturé cevénérable monument, Ecclesia urbis et orbis, mater et caput Ecclesianm, dontla fondation est due à Constantin .
Des dispositions analogues furent adoptées dans les autres parties de lachrétienté. La figure 3 de la planche 20 donne le plan d’une des basiliquesles plus vénérées de l’Orient, celle de la Nativité à Bethléem , qui fut con-struite par la mère de Constantin , sur l’emplacement qu’avait sanctifié leberceau du Sauveur. Le narthex y est plus accusé, et le choeur, à trois absides,y a reçu plus de développement que dans les basiliques de Rome . L’espritoriental semble avoir marqué là son empreinte dès le début. Les bas-côtéssont doubles, comme à Saint-Paul hors les murs et dans l’ancienne basi-lique de Saint-Pierre , avec cette différence que les colonnes sont toutes de