ÉGLISES.
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même diamètre et de même hauteur. Il est probable qu’on n’avait pu trouverà les emprunter, et qu’elles avaient été extraites et taillées en vue du monu-ment, auquel le souvenir qu’il consacrait faisait, à juste titre, attacher la plushaute importance. Une crypte est établie sous le choeur, dont le sol est élevéà une assez grande hauteur au-dessus de la nef; on y montre la chambre dela crèche. L’architecture de cette basilique est tout à fait romaine; les cha-piteaux des colonnes sont d’ordre corinthien.
La même planche met sous les yeux du lecteur (fig. 4) le plan d’une autrebasilique construite en dehors de l’Italie, celle de Parenzo en Istrie. Cetédifice, qui appartient au vi e siècle, présente une disposition originale etintéressante : on voit qu’il est précédé d’un petit atrium, et que, sur la faceopposée à la basilique, cette cour donne entrée dans un baptistère de formeoctogonale.
Des façades de ces édifices, il y a fort peu de chose à dire. Elles étaienten général de la plus grande simplicité, en tant que construction. Quandla basilique était précédée d’un atrium, comme celles de Sainte-Agnès et deSaint-Paul, ou d’un porche, comme à Sainte-Marie-Majeure et à Saint-Georgesau Yélabre, un toit en appentis s’appuyait sur les colonnes, et le pignonde la grande nef s’élevait au-dessus, percé de fenêtres en arcade ou d’unoculus. A l’inverse de ce qui s’observait dans les temples du paganisme, larichesse était au dedans et non au dehors. On finit cependant par éprouverle besoin de porter quelque décoration à l’extérieur, et les mosaïques vinrents’étaler sur les façades principales. C’étaient des représentations symbo-liques sur fond d’or, qui constituaient une riche décoration, et avaient uncaractère saisissant; mais elles ne donnaient pas à l’édifice cet aspect monu-mental que présentaient les constructions de l’antiquité.
STYLE BYZANTIN.
Tandis que Rome maintenait, pour ainsi dire sans modifications, les formesadoptées dès les débuts du culte public, de précieux monuments s’élevaientailleurs dans une voie toute différente. L’ancienne capitale du monde neconduisait plus, et n’avait même plus la force de suivre; le centre du mouve-ment s était déplacé : il était à Constantinople .
La nouvelle métropole s’était développée avec une rapidité prodigieuse.