ÉGLISES.
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simplicité n’était guère en honneur. Cependant c’est encore à Rome qu’ontrouve le point de départ de cette architecture, qui, rapidement constituée,devint bientôt une rivale de la sienne.
Les édifices circulaires recouverts par des voûtes sphériques, n’étaient pasrares dans cette dernière ville. Tels étaient les temples de Yesta, commecelui qui est représenté sur la planche 23 de notre premier volume; telsétaient le Panthéon d’Agrippa et plusieurs salles de thermes; et tels étaientaussi la plupart des grands mausolées, parmi lesquels on peut citer ceuxd’Auguste (pl. 47, fig. \ et 2), d’Adrien et de Cécilia Metella , dont il subsisteencore des ruines imposantes. Les chrétiens avaient également adopté cettedisposition pour les tombeaux les plus importants. On voit près de Rome les restes de celui que sainte Hélène, mère de Constantin , s’était fait con-struire, et l’on sait que la même forme fut donnée par cette princesse à l’églisedu Saint-Sépulcre, à Jérusalem .
D’un autre côté, en dehors des basiliques, étaient les bassins destinés aubaptême des enfants et des nouveaux convertis, et ils furent quelquefoisenfermés dans des édifices spéciaux qui en épousèrent naturellement la forme,circulaire ou octogonale. L’un des plus anciens de ces baptistères est celuique Constantin fit élever près de la basilique de Saint-Jean de Latran . Ilsubsiste encore, et son plan est représenté par la figure S de la planche 20.On y remarque huit belles colonnes de porphyre. Ses bas-côtés sont plafonnés,et sa partie centrale est recouverte par une petite voûte; mais il est probableque, dans le principe, c’était une charpente qui remplissait cet office. Unautre baptistère de la même époque, et fort intéressant, nous a été égalementconservé. Il est situé près de la basilique de Sainte-Agnès hors les murs,et il a été converti en église sous le vocable de sainte Constance. C’est làque cette princesse a reçu le baptême, et c’est là aussi qu’elle a été ense-velie. La coupole de ce monument est soutenue par vingt-quatre colonnesde granité, qui sont accouplées, sont réunies dans chaque couple par unentablement, et supportent des arcades au-dessus desquelles s’élèvent, d’uncôté, la voûte centrale, et, de l’autre, la voûte annulaire qui recouvre lagalerie. Cette disposition de colonnes est remarquable, en ce qu’elle estune solution du problème que soulevait l’établissement de voûtes dans lesédifices de cette nature.
On sait d’ailleurs, par Eusèbe, que Constantin et sa mère construisirent en