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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
tiennent seules à la surface sphérique, et qui sont réunies par des surfacesconcaves. Le style d’architecture est du reste le même dans les deux monu-ments; toutefois Saint-Serge est loin de présenter autant de richesse dans lesmatériaux que Sainte-Sophie , et l’ornementation n’y joue pas un aussi grandrôle.
L’art qui avait produit Sainte-Sophie , l’un des monuments qui ont excité leplus d’admiration, et ont eu le plus de retentissement, devait, malgré lesmalheurs des temps, se maintenir dans la région où il s’était développé, etmême se répandre au loin, pour exercer, pendant plusieurs siècles, une grandeinfluence sur les constructions des peuples les plus divers.
En Grèce , c’est le style byzantin qui régit toutes les petites églises con-struites jusqu’à la fin du moyen âge. Plusieurs d’entre elles subsistentencore, et l’on trouve dans toutes le dôme central reposant, au moyen dependentifs, sur quatre points d’appui, habituellement de forme rectangu-laire. Le dôme se dessine toujours au dehors, et même avec plus de nettetéqu’à Sainte-Sophie , parce que ses proportions sont plus élancées. D’autrescoupoles de moindres dimensions l’accompagnent souvent : quelques-unessignalent les branches de la croix, forme qui est généralement observée, etparaît être devenue symbolique. Quelquefois le narthex est également sur-monté de voûtes semblables. La forme intérieure de l’édifice se conserverectangulaire et quelque peu massive, et ce sont les mosaïques ou les pein-tures à fresque hiératiquement ordonnées, qui constituent la décorationintérieure. Cependant le type primitif n’a pas été sans se modifier en quelquespoints : ainsi, la disposition des plans a tendu à se rapprocher de celle desbasiliques; les dômes ont été élevés sur des tambours, cylindriques au dedans,de forme polygonale au dehors, et décorés, dans les angles, de colonnesréunies par des arcades qui se dessinent en saillie sur la coupole ; les galeriessupérieures ont été supprimées; enfin, vers le xv° siècle, on voit apparaîtreles toits et les frontons qui étaient inconnus aux débuts de cette architecture.Nous citerons, parmi ceux de ces édifices qui sont venus jusqu’à nous,l’église du ïhéotocos à Constantinople , qu’on fait remonter au x° siècle;la cathédrale d’Athènes; les églises des Incorporels, de Saint-Théodore etde Saint-Texiarque, dans la même ville; enfin l’église de Samari, en Morée. Ilssont tous de dimensions très-restreintes, à tel point que quelques auteursont supposé que les prêtres seuls y étaient admis, comme dans les temples