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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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trouve quelque chose d’analogue dans plusieurs constructions de l’antiquitéromaine, entre autres dans les voûtes du cirque de Maxence; mais nullepart le système n’est aussi complet et aussi bien motivé.

La figure 4 représente l’un des chapiteaux des colonnes du rez-de-chausséedes grandes niches. De la forme carrée, qu’il a à sa partie supérieure, ilpasse à la forme circulaire de la colonne par gradations continues, obtenuesau moyen de l’arrondissement des angles. Au milieu de chacune de ces faces,dans un compartiment trapézoïdal, est un ornement dont il est difficiled’expliquer la signification; le surplus est couvert par un treillis sculpté àjour, c’est-à-dire entièrement détaché du fond. On trouve des chapiteaux toutà fait semblables sur la façade de l’église de Saint-Marc, à Venise ; mais laplupart des treillis si curieusement travaillés n’ont pu y résister à l’action desagents atmosphériques, et ont presque complètement disparu. A Saint-Vital,ils sont parfaitement conservés. Un monogramme est sculpté sur la face anté-rieure du sommier.

La figure 5 donne le plan de ce sommier vu en dessous. Le carré circon-scrit au cercle de la colonne est la projection du couronnement du cha-piteau; le rectangle est celle de l’arête supérieure du sommier. Le plus grandcôté de ce rectangle répond à l’épaisseur du mur, sauf une légère sailliede chaque côté.

Les chapiteaux de la galerie supérieure rappellent un peu le compositeromain ; mais les volutes sont atrophiées, les feuilles sont très-aiguës, et lestyle est tout à fait byzantin. Deux des chapiteaux des tribunes ouvertes surle chœur sont cubiques, mais avec ondulations sur chacune des faces. Ussont également sculptés à jour. Tous ces ornements ont dû être envoyés deConstantinople ; car Ultalie n’avait au vi e siècle, aucun artiste capable de lesexécuter. On aurait pu sans doute appeler à Ravenne des sculpteurs byzantins ;mais la grossièreté des ornements qui ont été faits sur place prouve qu’onn’a pas eu recours à ce parti. La nature du marbre fournirait sans doute unenouvelle preuve à l’appui de cette opinion, qui est confirmée d’ailleurs pard’autres monuments de la même ville : les deux basiliques de Saint-Apolli-naire, dont il sera parlé plus tard.

Saint-Marc. L’église de Saint-Marc, à Venise , peut être également pré-sentée comme un type d’architecture byzantine, bien qu’elle soit d’une datebeaucoup plus récente que Saint-Vital. Commencés vers la fin du x e siècle