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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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une même colonne placée au milieu de l’ouverture. C’était une dispositionanalogue à celle qui s’observait à Saint-Vital et à Aix-la-Chapelle , seule-ment la division était faite en deux au lieu de l’être en trois.

La grande nef était couverte par une charpente, et les bas côtés étaientvoûtés ainsi que les galeries. La plupart des anciennes voûtes ont été recon-struites; mais celles des bas côtés du transsept subsistent encore, et fontvoir en quel oubli étaient tombées, à cette époque, les saines méthodes del’art de bâtir. Ce ne sont point des voûtes d’arête, voûtes que ni lesRomains ni les Byzantins n’eussent manqué de construire en pareille posi-tion ; ce sont des voûtes en berceau dont l’axe est normal à la direction de lagalerie. Des arcs en plein cintre relient les colonnes avec le mur en avant duquelelles sont placées, et l’intervalle entre deux arcs consécutifs est couvert parune voûte qui s’appuie sur eux. On évitait ainsi d’avoir à exécuter des arêtes, lescintres étaient plus simples, et la construction devenait plus facile; mais il enrésultait que les galeries paraissaient écrasées, et que le cube des maçon-neries l’emportait notablement sur celui qu’eût exigé un système plus in-telligent. La solution était d’ailleurs fort peu satisfaisante sous le rapport dela forme.

Saint-PhiIbert de Tournas. On a un autre exemple de cette singulière dispo-sition de voûtes, dans la grande nef de l’église Saint-Philbert de Tournus ,laquelle est à peu près contemporaine de Saint-Remy, et subsiste encore.

De lourdes colonnes séparent cette nef des bas côtés; sur leurs chapiteauxs’élèvent, du côté de la nef, d’autres colonnes, également très-courtes, enga-gées dans le mur contre lequel elles s’appuient, et qui supportent des arcs enplein cintre dirigés en travers de la nef. C’est sur ces arcs que reposentles petites voûtes en berceau, dont l’ouverture est par conséquent égale à l’es-pacement des colonnes. La nécessité d’éclairer la grande nef par des joursdirects, ouverts au-dessus des bas côtés, ne permettait pas d’ailleurs decouvrir au moyen d’une seule voûte cylindrique établie à même hauteur queles arcs transversaux et dans leur prolongement; car les fenêtres eussentexigé des pénétrations dans la voûte, et eussent conduit, par suite, à des

difficultés que les constructeurs du temps ne se souciaient pas sans douted’affronter.

La disposition adoptée à Saint-Philbert est analogue à celle que présenteraitune nef de basilique, dans laquelle les fermes en charpente auraient été