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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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nécessaire de calculs bien rigoureux pour déterminer les formes et lesépaisseurs de ces points d’appui; s’il y a quelque exagération dans la résis-tance, elle est sans inconvénient pour la stabilité, et ne porte que sur ladépense. Mais il n’en est pas de même des arcs-boutants : ils ne constituentpas une masse inerte ; ils donnent lieu à une force agissante, à une pres-sion horizontale, qui, si elle est trop faible, ne remplit pas le but, et si elleest trop forte, le dépasse, et renverse au dedans la construction qu’elle étaitdestinée à contenir. Le point d’application de cette force demande égale-ment à être déterminé avec une grande précision, car elle devient dange-reuse, s’il est placé trop haut ou trop bas; le mur se boucle, et peut êtrerenversé à l’extérieur dans le premier cas, à l’intérieur dans le second. Lesédifices du moyen âge ont éprouvé trop de désastres, il y en a trop dedéformés pour qu’on puisse nier la valeur de ces considérations.

Ces organes essentiels à la stabilité de la construction, auxquels il n’étaitpas permis de donner un excès de résistance sous peine de leur attri-buer en même temps un excès d’action, sont exposés d’ailleurs, sur toutesleurs faces, aux dégradations si actives et si redoutables des agents atmo-sphériques et des plantes parasites. Les voûtes du moyen âge peuvent êtreconsidérées, en y comprenant les arcs-boutants, comme composées de deuxparties dont les actions horizontales, égales et diamétralement opposées, doi-vent se détruire ; mais l’une de ces parties est abritée et se conserve, l’autreest abandonnée aux intempéries et perd incessamment de sa résistance. Mieuxeût valu assurément ne pas les diviser ainsi, n’avoir qu’une seule voûted’une culée à l’autre, supprimer des points d’appui intermédiaires quin’avaient plus de suffisantes raisons d’être, et comprendre le tout sousune même couverture. On n’aurait eu qu’une seule nef, mais plus vaste, plusimposante et surtout plus solide; ni les difficultés, ni les dépenses ne sefussent accrues. Ce système a été adopté, et la cathédrale d’Angers en est unexemple ; mais on ne le trouve qu’au début de l’art ogival, et dans les pro-vinces où les traditions romaines ou byzantines s’opposaient aux divisionstrop multipliées; plus tard il a été complètement abandonné. C’est que l’espritde l’époque se portait sur l’accessoire et non sur le principal. Les concep-tions étaient extrêmement ingénieuses, mais elles manquaient d’ampleur; elless’attachaient aux formes secondaires, et respectaient scrupuleusement lesformes générales antérieurement consacrées. La science et l’art marchaient

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