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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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de cercle; l’ogive ne s’y rencontre que dans les intersections des meneaux. AFlorence , dans le même siècle et dans le siècle suivant, c’est encore la demi-circonférence de cercle qui se montre dans les grandes arcades de l’église d’Or-San-Michele, et qui est employée par Orcagna pour réunir les piliers de labelle loge de la place du Grand-Duc (pl. 5). Et cette dernière courbe redevientexclusive dès le début du xv e siècle. Si l’on trouve encore l’ogive dans l’ad-mirable dôme qu’élève Brunelleschi au-dessus de la croisée de Sainte-Marie-des-Fleurs, c’est parce qu’elle était déjà dans le monument qu’il s’agissait determiner, et surtout parce que la construction d’une voûte de plus de40 mètres d’ouverture paraissait alors d’une telle hardiesse qu’on ne devaitrien négliger pour assurer le succès de l’entreprise, et en réduire les difficultés.Mais dans les autres œuvres de ce grand promoteur de la renaissance de l’art,il n’en est point ainsi : dans les églises de Saint-Laurent (1425) et de San-Spirito (1471), on ne voit que des pleins cintres.

L’architecture ogivale était donc abandonnée en Italie depuis un siècle,lorsque celle de la Renaissance fut appelée à élever le plus grand monumentreligieux de la chrétienté : nous voulons parler de Saint-Pierre de Rome ,édifice sur lequel nous nous arrêterons quelques instants. Les planches 45et 44 en représentent le plan et une vue intérieure (1).

Saint-Pierre de Rome. L’ancienne basilique de Saint-Pierre menaçait ruinedepuis longtemps, et l’on avait déjà songé à la reconstruire sur de plus vastesproportions, lorsque Jules II se décida à mettre ce projet à exécution. Bra-mante , auquel il confia sa pensée, eut une conception grandiose : « Je placerai,dit-il, le Panthéon sur les voûtes du temple de la Paix (2). » C’était entrer pleine-ment dans les vues ambitieuses du pontife. L’idée de l’illustre architecte futaccueillie avec empressement, ses études furent rapidement terminées, et lapremière pierre fut posée en grande pompe le 18 avril 1506.

Le plan de Bramante était celui d’une basilique en forme de croix latine.La nef était séparée des bas côtés par des piliers rectangulaires, ornés degrandes niches sur leurs faces latérales; le chœur et chacune des branches

(1) Nous avons déjà prévenu le lecteur que notre format n’a pas permis d’établir ce plan à la mêmeéchelle que nos autres plans d’églises, celle de 0,00125. L’échelle que nous avons dû adopter est moitiémoindre.

(2) Basilique de Constantin (pl. 13).