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Deuxième partie.
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ÉGLISES.

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démon, disait-on alors, qui ne soient venues apporter leur tribut d’hom-mage par de nouvelles preuves de l'harmonie de la création, de la sagesse etde la puissance divines. «Creusez la terre, vous trouverez le ciel », a dit unde nos grands écrivains. Chacune de nos découvertes scientifiques est un pasdans la connaissance de Dieu , et dans l’admiration de ses œuvres et de seslois. Plus nous nous élevons, plus la grandeur de Dieu nous apparaît, etplus sa majesté nous frappe. Nos sentiments religieux sont donc plus vrais,plus larges, moins indignes de leur objet que ceux de l’époque qui nous estprésentée comme type, et notre art est appelé à en porter témoignage.

D’un autre côté, il y a dans l’art ogival une profonde expression de con-trainte, de mélancolie, de tristesse, de souffrance même. Elle se marquesur les constructions, aussi bien que sur les figures peintes ou sculptées, etelle n’était que trop motivée à une époque de misères, de persécutions detoute nature et d’atroces supplices. La vie devait se peindre alors sous de som-bres couleurs aux yeux de tous les esprits délicats; le cœur des artistes,péniblement ému, devait vibrer à l’unisson de toutes les douleurs dutemps, et ne trouver d’accents que pour redire les plaintes des victimes. Or iln’en est plus de même aujourd’hui, grâce au ciel ! Que le mal n’ait pascomplètement disparu, que la douleur subsiste, que les larmes amères coulentencore, il n’y a point à le nier; mais il y aurait aveuglement et ingra-titude à ne pas reconnaître les immenses progrès qui se sont accomplis.L’existence nous est bien autrement libre, facile, assurée qu’elle ne l’était aumoyen âge ; nous avons des bonheurs qu’il n’a point connus, et ce n’est pasle désespoir qui domine dans nos esprits.

Nous nous sommes fait, en même temps, une tout autre idée des condi-tions de la vie de ce monde. Nous sentons qu’il ne nous est point permisde la prendre en dédain ; que les travaux utiles, le dévouement aux intérêts del’humanité sont dans les voies de Dieu . Ce ne sont point les existencesexclusivement consacrées aux contemplations mystiques ou aux aspirationségoïstes qui excitent nos admirations, et sont citées comme exemplaires. Ledétachement aussi absolu que possible des choses de la terre n’est plus dansnotre idéal, et ne doit plus régir notre architecture religieuse.

C’est donc précisément parce que l’art du xm e siècle a été vrai dans sontemps, qu’il serait complètement faux aujourd’hui. Il répond à une con-ception de la vie et de la Divinité qui est inférieure à la nôtre ; il n’a pas lesn. b o