TOMBEAUX.
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d’emblèmes religieux. Telles sont les dispositions de la plupart des tombeauxdu moyen âge.
Quelques autres sont en forme de catafalque, souvent plus étroits au pied-qu’à la tête, et sont couverts par un toit à deux ou à quatre versants. Onremarque cette dernière disposition, qui rappelle la toiture d’une église avectranssept, sur plusieurs tombes juxtaposées près de la petite église romane deCliarly, dans le département du Cher , et elle se retrouve encore en d’autreslieux. L’une des tombes de Charly est représentée par la figure 8 de laplanche 48. On voit que la pierre tumulaire est rectangulaire à la base, et sedessine en forme de croix latine à sa partie supérieure. La toiture est cou-verte par une imbrication, un glaive est sculpté sur l’un des pignons, et descroix sont figurées sur les autres. Il n’y a que des croix dans les pignons dequelques-unes de ces tombes, et sur l’une d’elles le glaive est remplacé pardes outils de tailleur de pierre. Aucune n’a d’inscription. Cette forme estdes plus heureuses, car elle est d’une simplicité extrême et présente en mêmetemps un caractère religieux très-prononcé. Il y a lieu de s’étonner qu’ellene se soit pas conservée comme type.
Mais l’art réclamait et obtint bientôt plus de liberté pour ses conceptions.La réaction contre le paganisme avait atteint ses limites, et la Renaissancevint porter la vie jusque sur les tombeaux. Les morts se relèvent sous sabienfaisante influence; l’homme se montre, sans d’ailleurs manquer à lapiété, car c’est à genoux qu’il est représenté et dans l’attitude de la prière.Tel on le voit sur les tombeaux des cardinaux d’Amboise , dans la cathédralede Rouen, de Louis XII et d’Anne de Bretagne, ainsi que de François I er etde Henri II, à Saint-Denis .
Quelquefois cependant le personnage est représenté dans la position la plusconforme à sa carrière et à ses habitudes. Mais alors, ce qui s’observe dureste dans plusieurs des monuments qu’on vient de citer, le cadavre couchéest placé au-dessous, reposant sur le sarcophage. C’est l’apothéose surmon-tant la sépulture. Cette disposition a été adoptée par le Pollaiolo pour letombeau d’innocent VIII , qu’on admire dans la basilique de Saint-Pierrede Rome. Le cadavre, revêtu des ornements pontificaux, est couché surle sarcophage; le pontife donnant sa bénédiction est placé au-dessus, assissur un trône, et il est accompagné des figures symboliques de ses vertus.Citons encore à ce propos le tombeau élevé à Louis de Brézé , dans la cathé-