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Deuxième partie.
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TOMBEAUX.

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dans l’église de l’abbaye de Florence . Il date de la fin du xv e siècle. 11 consisteen une grande niche de forme rectangulaire, élevée sur un double socle, et com-prise entre deux pilastres que réunit un entablement. Dans la niche, reposantsur le second socle, est le sarcophage, dont le couvercle est surmonté du litfunéraire et de la figure couchée du défunt. Au-dessus et en arrière, dans lefond de la niche, une Charité. L’épitaphe, supportée par deux anges, occupe laface antérieure du socle principal; aux angles de ce socle, en avant des pilastres,deux enfants portent les écussons de la famille; enfin au-dessus de l’enta-blement, dans l’intérieur d’un arc demi-circulaire, est un grand médaillonavec la Vierge et l’enfant Jésus. Il y a une unité parfaite dans cette composition,et surtout une vérité, une grâce, une finesse et une distinction de formes que lasculpture a rarement atteintes et n’a peut-être jamais dépassées.

Le tombeau de Pierre de Noceto, exécuté par Civitali, dans la basilique deSaint-Martin, à Lucques , présente une disposition analogue, et a pu servirde modèle au précédent, car il lui est antérieur de quelques années. C’estégalement l’une des œuvres les plus remarquables de la Renaissance italienne.

L’église de Sainte-Marie-des-Frères, à Venise , renferme un grand nombrede monuments funéraires fort intéressants, parmi lesquels on remarque celuidu général B. Pesaro . Entre deux colonnes que surmonte un fronton, leguerrier revêtu de son costume de combat est debout, sur son sarcophage,dans l’attitude du commandement. On y a ajouté, dans le fronton, la Viergeet l’Enfant; sur la face du sarcophage, deux forteresses conquises par Pesaro ;à droite et à gauche, deux figures allégoriques dont l’une, celle de Mars, estdue au célèbre sculpteur Baccio de Montelupo.

Il y a, dans la même ville, d’autres tombeaux du même genre, où le sarco-phage est surmonté d’une statue équestre, entièrement dorée, représentantle guerrier armé de pied en cap; au-dessus est le lion de Saint-Marc, sous labannière duquel les victoires ont été remportées ; puis, diversement distribués,les armes du défunt, des scènes de combat, des symboles religieux et l’inscrip-tion commémorative.

Telle est également la disposition du monument sépulcral élevé à Bergame au général Colleoni . Elle est complétée par une suite de statues placées aupied du sarcophage, qui représentent les compagnons de gloire de l’illustreguerrier.

Dans la même chapelle, se voit une touchante composition due au ciseau