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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

que réclament les idées actuelles. Elles veulent des formes vraies pournous, c’est-à-dire découlant naturellement du sujet et de lui seul. Elles n’ad-mettent ni les monuments ambitieux de l’antiquité, ni les tristes tombes dumoyen âge, ni les fastueuses compositions des deux derniers siècles; l’orgueil,l’humilité excessive, les jeux de l’esprit sont également réprouvés par elles.Il ne leur convient ni d’égayer la mort, ni de l’environner de terreurs, nid’en dissimuler la sévérité. Le tombeau, tel que nous le concevons, doit êtredigne et austère, présenter des garanties de durée, porter quelque témoi-gnage d’une vie ou d’un caractère, reproduire en quelque sorte une per-sonnalité, et dire aussi, car le grand problème se pose devant lui, versquelle autre vie ont été dirigées les aspirations de l’homme dont il conservela dépouille mortelle. Qu’il y ait donc de la simplicité dans les formes, ducalme dans la composition, de la solidité dans les proportions et de la fer-meté dans les ornements; que les matériaux employés soient durables et degrandes dimensions; que des figures ou des emblèmes caractéristiques embel-lissent l’œuvre et la précisent; enfin que des symboles de foi plus oumoins développés annoncent les croyances du défunt et placent le monu-ment sous l’égide de la religion.

Ce programme n’indique qu’une direction, il pose les termes du problèmeplutôt qu’il ne donne des solutions ; mais quelques exemples suppléeront àce qu’il peut avoir de trop vague.

Un général avait su se faire un nom dans les grandes guerres de l’Empire,et était devenu plus tard un orateur populaire : il est frappé par la mortau milieu de ses succès de tribune, la foule l’accompagne à sa dernièredemeure, et une souscription nationale pourvoit largement aux frais de sontombeau. L’architecte chargé de l’exécution du monument s’inspire de ces cir-constances, établit un soubassement pour la chambre funéraire, et le sur-monte d’un édicule formé par quatre colonnes, au milieu duquel il place unestatue représentant l’orateur appuyé sur la tribune et prononçant une deces nobles phrases qui allaient au cœur du pays. Sur les faces du soubas-sement, des bas-reliefs rappellent les combats du guerrier, les luttes ora-toires du député, et les funérailles faites par la reconnaissance publique. C’estle tombeau du général Foy, dans le cimetière du Père la Chaise . Il est dû àM. Yaudoyer, et il est représenté par les figures ü, 2 et 5 de la planche 48.

A l’une des plus tristes époques de notre histoire, en 4 815, le comte