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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
placer le dortoir dans la direction E. et O. ; à l’éclairer par des fenêtres ayantpresque toute la hauteur de la salle, et espacées de telle sorte que deux litspuissent s’adosser contre un trumeau ( ce qui conduit à donner à chaquetrumeau environ 2 m ,80 de largeur); à établir un corridor longitudinal, du côtédu Nord, au moyen d’une cloison légère; enfin à percer, dans cette cloison,de petites ouvertures qui permettent à la surveillance de s’exercer dans lesmeilleures conditions, c’est-à-dire à l’insu des élèves, et de grandes portes quis’ouvrent pendant le jour, ainsi que les fenêtres de l’une et l’autre face, demanière à faciliter le renouvellement de l’air dans toutes les parties de lasalle.
Le lit du maître d’étude chargé de la police du dortoir, doit être placé dansune petite chambre ouverte sur cette salle, et non dans le dortoir lui-même.
Les vestiaires et lavabos se disposent à proximité des dortoirs.
Salles de récréation. Il faut pour les mauvais temps des promenoirs cou-verts ou des salles de récréations. Ces annexes doivent être vastes et large-ment aérées, de telle sorte que les élèves puissent s’y livrer en toute liberté àleurs jeux favoris et à leurs bruyants exercices. De grands portiques soutenuspar de légères colonnes en fonte conviendraient parfaitement à cette desti-nation, et peuvent s’établir à peu de frais.
Les classes, salles d’étude, réfectoires et dortoirs sont en général, et parmesure d’économie, simplement revêtus d’un enduit en plâtre ou en mortier.Il convient, afin de leur assurer de bonnes conditions de propreté et de salu-brité, de peindre ces enduits à l’huile en couleur foncée, sur deux mètresenviron de hauteur, et de leur appliquer au-dessus une couche de chaux,laquelle peut se renouveler fréquemment sans grandes dépenses.
L’architecture des écoles doit être simple, tout en présentant une certaineélégance et de larges et bonnes dispositions. Il ne faut pas faire vivre dansle laid, dans le désordonné, ou dans le mesquin, la jeunesse à laquelle onveut inculquer l’amour du beau, l’habitude de l’ordre et les sentiments élevés.Les édifices ont leurs enseignements, qui, incessamment répétés, exercent unepuissante action sur nos esprits, bien que nous n’en ayons pas toujoursconscience. Que l’aspect de nos collèges prévienne donc en leur faveur, qu’ilannonce le bien-être et la sérénité, et ne vienne pas justifier en quelque sortela répulsion qu’ils inspirent à nos enfants.