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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

midité, toute la partie de ce rez-de-chaussée située au-dessous du dôme centralne peut être éclairée et aérée que d’une manière fort imparfaite, ce qui nepermet pas de l’utiliser pour y déposer des livres. Des critiques du mêmegenre peuvent s’adresser à une disposition analogue imaginée par M. Ben-jamin Delessert , bien qu’elle ait assurément quelque chose de fort ingé-nieux, et qu’elle fasse de meilleures conditions que la précédente au servicede la bibliothèque. Elle consiste à augmenter dans une forte proportion l’in-tervalle existant entre la salle centrale et les murs extérieurs, et à la diviseren parties égales par des murs de refend dirigés de la circonférence aucentre. Les corps de bibliothèque sont appuyés contre l’une et l’autre facede ces murs, et peuvent recevoir par conséquent un grand développementpar rapport à la superficie de l’édifice.

Il est impossible de rien prescrire ni de rien repousser d’une manièreabsolue sur les dispositions générales d’édifices dont l’importance varie entredes limites très-éloignées. Ainsi, il y aurait évidemment quelque chose defaux à vouloir faire rentrer dans la même formule le plan d’une bibliothèquepublique de vingt à trente mille volumes, et celui d’une vaste bibliothèque,comme la bibliothèque impériale de Paris , qui renferme actuellement plusd’un million de volumes, et voit ce nombre s’accroître de dix mille environpar année. Nous nous bornerons donc à poser quelques principes généraux àce sujet :

V Les formes les plus simples, c’est-à-dire les formes rectangulaires, sonten général les meilleures, sous les divers rapports de la facilité du service,de l’économie des constructions, et du caractère de l’édifice;

2° La construction doit être isolée de toutes parts, et être conçue de tellesorte que, s’il se manifestait un incendie en un point quelconque, il fûtfacile d’en arrêter la propagation, malgré les aliments que lui offriraientles livres ; c’est dire que les voûtes ou planchers doivent être exécutés en ma-çonnerie ou en fer, qu’il ne faut pas admettre de pans de bois ou de cloisonsen menuiserie, et que les boiseries doivent être formées de planches préparéesde manière à être à peu près incombustibles;

3° Il convient d’éviter, autant que possible, de consacrer une partie del’édifice à des appartements pour les fonctionnaires attachés au service de labibliothèque; car ces logements augmentent le danger d’incendie, et pré-sentent d’autres inconvénients encore;

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