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Deuxième partie.
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•BIBLIOTHÈQUES.

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4° Il y a avantage à élever les salles principales d’une bibliothèque au-dessus d’un rez-de-chaussée, afin de leur assurer une suffisante quantité delumière, et de les garantir des atteintes de l’humidité. Lorsque les biblio-thèques ne sont pas très-considérables, comme il arrive dans la plupart desvilles, le rez-de-chaussée peut être avantageusement occupé par des muséesd’antiquités locales, de sculpture, de minéralogie, et, dans ce cas, quelquessalles de l’étage principal sont habituellement consacrées à des collectionsartistiques ou scientifiques. Si l’édifice tout entier était réclamé par la biblio-thèque, le rez-de-chaussée pourrait servir au dépôt des livres, à conditiond’être exempt d’humidité et d’être convenablement éclairé. Telle est la dis-position qui a été adoptée pour la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris ,laquelle est représentée sur la planche 75 de la première partie de cet ouvrage.Peut être est-il à regretter que, dans cet édifice si remarquable d’ailleurs, levestibule sépare en deux parties les magasins du rez-de-chaussée ; mais les dis-positions locales avaient des exigences auxquelles il a fallu se conformer;

5° Les grandes salles ouvertes aux lecteurs et aux visiteurs, doivent êtreéclairées, sur l’une et l’autre face, s’il est possible, par des fenêtres élevéesà une assez grande hauteur au-dessus du sol de ces pièces pour ne pas inter-rompre les rayons de livres dont l’accès est le plus facile. Des plafondsparaissent leur mieux convenir que des voûtes, parce qu’ils laissent plus desurface à consacrer aux livres, et n’exigent pas autant de hauteur;

6° La décoration d’une bibliothèque doit être traitée avec cette simplicitésévère qui n’exclut pas un certain luxe ; les livres et les boiseries qui les sup-portent sont appelés à y jouer le rôle principal, et la peinture des plafondsou des voûtes doit éviter les tons clairs qui contrasteraient d’une manière peusatisfaisante avec les couleurs plus ou moins foncées des reliures. Il faudraitque la salle de lecture fût toujours précédée d’une autre salle qui en for-merait le vestibule, et dont l’ornementation consisterait surtout en statues,en bustes ou en portraits de grands écrivains. Des cadres régulièrement dis-posés, contenant des spécimens des écritures et des caractères d’imprimeriedes diverses époques, pourraient également y trouver place. Ces dispositionsproduiraient une impression favorable sur le visiteur, lui présenteraient del’intérêt, et annonceraient dignement la nature et la valeur de la col-lection.

«Pour beaucoup de visiteurs, dit M. Léon de Laborde , en parlant de la