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Deuxième partie.
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THÉÂTRES.

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qu’on adossait quelquefois en outre des décorations mobiles contre la scène, peut-être entre les colonnes, de manière à mettre le fond en une certaine harmonieavec les côtés. Les théâtres des anciens avaient enfin des machines au-dessus dela scène pour les divinités célestes et surtout pour celle qui se chargeait dudénouement (Deus ex machina). Les ombres, les Furies et les autres divinités in-fernales arrivaient par des trappes ouvertes dans le plancher du proscenium.

Les gradins, l’orchestre et le proscenium étaient entièrement découverts,et les spectacles avaient lieu en plein jour. Aussi Vitruve recommande-t-il dene pas exposer les gradins au midi; mais cela ne suffisait pas pour mettreles spectateurs à l’abri des ardeurs du soleil, et l’on finit par prendre leparti de couvrir tout le théâtre par une grande toile [velarium) qui s’ouvraitou se fermait à volonté, était -richement ornée, et se fixait à des mâts implantéssur les murs d’enceinte. Le portique du postcenium, dont il a été déjà question,servait de refuge en cas de pluie, et les théâtres entièrement élevés au-dessusdu sol en offraient d’autres encore sur leur périmètre. Dans ces derniersportiques, venaient déboucher les escaliers, fort habilement disposés sous lesgradins, qui conduisaient aux différentes divisions, et étaient conçus de manièreà rendre la circulation prompte et facile.

Quelques-uns des théâtres des anciens étaient établis sur de vastes pro-portions. Le théâtre de Marcellus , dont les ruines font connaître les dimen-sions, pouvait admettre 4 6,000 spectateurs, et l’on prétend que celui de Pompée ,à Rome , en contenait 40,000; mais peut-être ce dernier chiffre n’est-il pasexempt de quelque exagération. Quoi qu’il en soit, les enceintes étaient telle-ment étendues qu’il fallait des dispositions spéciales pour que, de toutes lesplaces, on pût juger les physionomies et entendre les paroles. Des masquescouvraient à cet effet la figure des acteurs. Ils étaient très-accentués; ilsse divisaient, comme les pièces et les décorations, en tragiques, comiqueset satyriques, et leur bouche, très-largement ouverte, était garnie de feuillesmétalliques de manière à donner du retentissement à la voix.

Vitruve prétend qu’on employait un autre moyen encore pour renforcerles voix. 11 dit que, dans les théâtres en pierre, qui sont moins sonores queles théâtres en charpente, il faut placer un certain nombre de vases d’ai-rain dans des niches ménagées sous les gradins; et il ajoute que ces vasesdoivent avoir leur ouverture dirigée du côté de la scène, et être conformés demanière à rendre les diverses consonnances des voix. Il est permis de douter