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Deuxième partie.
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AMPHITHÉÂTRES.

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galerie d'enceinte, excavée au-dessous des premiers gradins, et mise en plu-sieurs points en communication directe avec l’arène. Les gradins sont inter-rompus , de distance en distance, par des escaliers de formes et de dispositionssingulières, et par des espèces de niches qui étaient probablement des postesd’honneur ou de surveillance. Au-dessus du dernier rang, le rocher esttaillé à pic et décoré de colonnes engagées dans la masse, qui sont couronnéespar une simple et vigoureuse moulure. Le grand axe de l’arène a 49 m ,20 delongueur, et le petit 40 m ,4fi.

Pendant longtemps, à Rome , les combats de gladiateurs eurent lieu dansles cirques; mais la forme trop allongée de ces édifices leur convenait peu,et l’on se décida à construire des amphithéâtres, d’abord en charpente,puis en pierre. Les premiers n’avaient qu’une durée fort limitée, et sou-vent même étaient enlevés immédiatement après les fêtes publiques, à l’occa-sion desquelles on les avait établis. L’un d’eux, élevé du temps de César,par un citoyen nommé Curion , présentait une disposition fort originale, eta même été regardé, mais à tort, comme le point de départ de ce genred’édifices. C’est Pline qui nous a appris ce que nous en savons. «Curion ,dit cet écrivain, fit construire en bois deux théâtres très-vastes, placésl’un contre l’autre, et posés chacun sur un pivot. Pendant la matinée, onjouait des pièces sur ces deux théâtres, qui étaient alors adossés, afin queles acteurs ne s’interrompissent pas. Ensuite on les faisait tourner tout àcoup, de manière qu’ils se trouvaient en présence; leurs quatre extrémitésvenaient se joindre, et ils formaient ainsi un amphithéâtre dans lequel desgladiateurs venaient se livrer des combats, moins dangereux sans doute quela promenade aérienne que faisait le peuple romain pour y assister. » Plineajoute qu’au bout de quelques jours, les gonds se trouvant fatigués et forcés,la forme de l’amphithéâtre fut seule conservée.

Pour bien comprendre ce passage, il faut se rappeler que les théâtres desRomains étaient composés d’une partie demi-circulaire, occupée par les gra-dins des spectateurs, et d’une partie rectangulaire de même largeur que ledemi-cercle et peu profonde, qui formait la scène. On concevra fort bienalors que deux théâtres réunis, comme il vient d’être dit, aient pu donnernaissance à un édifice en forme d’amphithéâtre. Il était facile d’enlever enpeu d’instants les constructions légères de la scène; des banquettes latérales,placées à droite et à gauche, pouvaient être découvertes en même temps