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La plupart des autres cirques construits par les Romains ne se sont pasmieux conservés, et il en est même beaucoup dont il ne subsiste aucunvestige. Cependant ils avaient dû être solidement établis, et il fallait desmasses considérables de maçonnerie pour soutenir leurs gradins; mais onconçoit qu’impropres à tout autre usage, ils aient été abandonnés lors-que tombèrent en désuétude les jeux à la célébration desquels ils étaientdestinés, et qu’on ait tiré parti de leurs matériaux dans des temps oùl’on n’avait pas un grand respect pour les œuvres de l’antiquité romaine.Heureusement un de ces édifices, situé à environ deux milles de Rome ,près de la voie Appienne, a dû, à sa position dans la campagne et auxterres qui l’ont recouvert, de pouvoir dérober ses parties les plus essen-tielles aux injures du temps et des hommes. Sans lui, nous en serionsréduits à d’insuffisantes descriptions et à des médailles plus insuffisantesencore. Ce monument avait été, pendant longtemps, attribué à Caracalla ,sans autres motifs qu’une statue trouvée à proximité et le goût de cet empe-reur pour les jeux du cirque, et bien que la nature des maçonneries indi-quât une époque postérieure; mais des fouilles récentes ont fait découvrirune inscription constatant ^qu’il avait été consacré par Maxence à son filsRomulus. Un temple voisin avait été dédié au dernier de ces princes, etson enceinte était en communication avec le cirque. Il est probable qu’ony réunissait la pompa circensis , longue procession par laquelle les jeuxdébutaient.
Les cirques offraient quelque analogie avec les amphithéâtres, en ce qu’ilsconsistaient essentiellement en une arène entourée de gradins; mais ils étaientbeaucoup plus allongés et généralement moins élevés. Leur contour n’étaitpas elliptique comme celui des amphithéâtres : il était formé, dans la majeurepartie de sa longueur, par deux lignes parallèles. Ces lignes étaient réunies,à Tune des extrémités, par une demi-circonférence de cercle, au sommet delaquelle était établie la principale porte d’entrée de l’arène, et, à l’autre,par un arc de cercle d’un assez grand rayon, le long duquel étaient distri-buées les remises ( carceres ), d’où partaient les chars au moment de la course.Au milieu de cet arc était ouverte une autre porte, et à ses extrémitéss’élevaient des tours sur lesquelles se plaçaient les musiciens chargés d’animerles jeux. Une troisième tour était établie quelquefois au milieu de sa longueur.Les carceres étaient couvertes par une terrasse d’où l’œil embrassait parfaite-