TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
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ment toute l’enceinte, et qui était réservée à des spectateurs choisis. L’arène étaitdivisée, dans la majeure partie de sa longueur, par Sa spina, sorte de chausséeen maçonnerie, peu élevée au-dessus du sol et décorée de divers monu-ments. A l’une et à l’autre des extrémités de la spina, étaient les bornes(metæ), au nombre de trois, groupées sur un soubassement. Leur v formeétait conique, et elles étaient surmontées chacune par un œuf, en mémoirede Castor qui, le premier, avait, disait-on, façonné le cheval à la course.Les chars circulaient autour de la spina, et les cochers s’efforcaient de rangerles bornes de très-près, sans les toucher. Dans quelques cirques, et entre antresdans le circus maximus, on avait creusé un canal ( euripe) au bas des gradins,afin de garantir les spectateurs des atteintes des bêtes féroces, lorsqu’on enfaisait intervenir dans les jeux. Enfin, dans la plupart de ces édifices, un oudeux rangs de portiques extérieurs, analogues à ceux des amphithéâtres,étaient destinés à offrir un abri au public, en cas de pluie.
Le cirque de Romulus avait environ 480 mètres de longueur sur 74 mètresde largeur. îl était dépourvu de portiques, et ne comptait qu’un petit nombrede gradins. Sa spina avait 296 mètres de longueur, 6 m ,?50 de largeur, et unehauteur variant de 2 à 3 mètres. Elle était divisée, sur sa longueur, par descoupures qui permettaient de se rendre d’un côté de l’arène à l’autre sans lacontourner ; les groupes de bornes en étaient également séparés par des pas-sages. Un obélisque, qu’on admire aujourd’hui sur la place Navone , était placéau centre de l’épine, et des réservoirs d’eau, des statues, des édicules, et entreautres deux colonnes portant une architrave surmontée de sept dauphins,symboles de Neptune, étaient distribués sur divers points de la même con-struction. On y trouvait aussi un petit temple consacré à Vénus, sur lequelétaient alignés sept œufs mobiles, qui servaient à marquer les nombres detours accomplis par les chars.
L’épine n’était pas dirigée parallèlement aux longs côtés du cirque; l’unede ses extrémités était placée à peu près au milieu de la largeur de l’arène, prèsdu centre de la partie demi-circulaire, et l’autre laissait à droite, à partir descarceres, un passage notablement plus large que de l autre côté. Le centre del’arc que formaient ces remises n’était pas placé non plus sur l’axe de l’arène;il était rejeté à droite, de telle sorte que le côté droit du cirque l’emportaitun peu en longueur sur le côté gauche. Ces irrégularités s’expliquent parfai-tement : les chars prenaient à droite en sortant des carceres, et il fallait