TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
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grande salle couverte de peintures; ceux de Pistoïa et de Brescia ; ceux dePadoue et de Vicence , dont les immenses salles sont couvertes par des voûtesen charpente, et dont le second a été entouré par Palladio d'un double rangde portiques (4).
En France , lés hôtels de ville remarquables sont nombreux. Citons ceux deCompiègne, de Lille, d’Arras, de la Rochelle, de Toulouse, de Reims , deMetz, de Rennes, de Lyon surtout, dont le plan est très-habilement disposé,et dont la riche architecture témoigne d’une action exercée par le voisinagede l’Italie sur l’art français du xvn e siècle. Citôns enfin l’hôtel de ville deParis , qui, ayant suivi la ville dans ses brillantes destinées, est devenu le plusvaste et le plus magnifique de tous les édifices de ce genre. Il est tropimportant, et présente de trop précieux enseignements pour que nous nejugions pas nécessaire de nous y arrêter quelques instants.
Il est représenté par les planches 52, 55 et 54. La première donne le plandu premier étage; la seconde, l’élévation et le plan du rez-de-chaussée rap-porté à une échelle moindre que le précédent; la troisième est consacrée àla coupe transversale.
Cet édifice date du xvi e siècle; il fut commencé en 1555, sur les des-sins d’un architecte italien, Dominique Boccadoro, plus connu sous le nomde Dominique de Cortone , conformément à un usage de l’époque, quifaisait honneur à la ville de l’artiste qu’elle avait vu naître. On ne son-geait pas alors à donner au palais le développement qu’il a reçu plustard; il ne devait se composer que de la cour centrale, en forme de trapèzerégulier, et des bâtiments, simples en profondeur, qui en suivent le péri-mètre. La façade principale s’élevait, comme aujourd’hui, sur la place deGrève, et elle subsiste encore, enclavée dans les nouvelles constructions;l’une des faces latérales longeait une voie publique; l’autre était adosséecontre l’hôpital du Saint-Esprit; et la façade postérieure n’était séparée quepar une étroite ruelle de l’église paroissiale de Saint-Michel-en-Greve.
Les travaux, poussés d’abord avec une certaine activité, furent à peu prèssuspendus pendant toute la seconde moitié du siècle qui les avait vu com-mencer, et, repris en \ 606, ne furent terminés qu’en \ 628. Une statue équestre
(1) Voyez la première partie, page 264 et planche 30, figure 3.