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Deuxième partie.
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HOPITAUX.

A3S

sonnes ecclésiastiques, gentilshommes, archers, officiers publics, leurs ser-viteurs ou personnes par eux interposées. » La même prescription avait étéfaite du reste par le concile de Trente , en ce qui concerne les ecclésiastiques.

Mais, si un terme fut posé aux dilapidations, si de notables améliorationsfurent introduites dans plusieurs hôpitaux par l’active sollicitude des nouveauxadministrateurs, il faut avouer que la plupart de ces établissements laissèrentbeaucoup à désirer jusqu’à la fin du dernier siècle, et que, même à Paris ,la position faite aux malheureux obligés d’y avoir recours était bien pénible.Qu’on lise, pour s’en convaincre, le mémoire publié par Tenon, en 4788,sur les hôpitaux de cette ville. « A l’Hôtel-Dieu, y est-il dit, le nombre deslits est de 4219 dont 735 dits grands, ayant 52 pouces de largeur, où cou-chent quatre et même six hommes, qui n’ont ainsi que 8 pouces et demi ou4 3 pouces à leur disposition, et 486, dits petits, ayant 3 pieds de largeur et

dans lesquels les malades couchent seuls. À l’Hôtel-Dieu les malades n’ont

guère plus, dans quelques salles, que deux toises et demie d’air à respirer,dans d’autres une toise, et il en est même où ils n’ont pas une toise cube.La salle Saint-Joseph est consacrée aux femmes enceintes légitimes ou demauvaises mœurs, elles y sont toutes ensemble; trois ou quatre en cet étatcouchent dans le même lit, exposées à l’insomnie, à la contagion des voisinesmalsaines, et en danger de blesser leurs enfants. »

Disons tout de suite qu’aujourd’hui rien de comparable à ce hideux état dechoses n’existe nulle part en France . Si tous nos hôpitaux ne sont pas placésdans les meilleures conditions hygiéniques, si quelques-uns d’entre eux pré-sentent encore des dispositions tellement vicieuses, qu’il conviendrait de lesreconstruire, du moins dans aucun d’eux ne trouve-t-on plusieurs maladesréunis dans le même lit, et sont-ils tous tenus avec la plus grande propreté.Loin d’être des objets de dégoût, ils inspirent au visiteur une sorte de con-solation au milieu de tant de douleurs, celle de voir avec quelle touchantesollicitude la société vient en aide aux malheureux.

D’après un rapport de Necker, il y avait en France , en 4780, 870 hôpitauxou hospices, qui possédaient un revenu annuel de 20 millions. En 4847 (4),on en comptait 4270, renfermant 426,450 lits, et jouissant d’un revenu de plus

(1) De Watteville, Rapport au ministre de l’intérieur, 1851.