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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

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de 54 millions. On voit que, depuis 70 ans, les secours se sont multipliésdans une énorme proportion, en même temps qu’ils devenaient plus éclairéset plus charitables.

Les hôpitaux sont placés aujourd’hui sous l’autorité du ministre de l’inté-rieur, et leur direction est confiée à des commissions administratives, dont lesfonctions sont essentiellement gratuites, et qui se renouvellent à intervallesréguliers. A Paris , cette administration est remise, à raison de son importance,à' un directeur responsable, dont la gestion est surveillée par un conseil.Ces établissements ont leurs revenus propres, et ils reçoivent, en cas d’insuf-fisance, des allocations sur les ressources de la commune. Ils se divisent endeux classes principales : les hôpitaux proprement dits, et les hospices. Lespremiers sont plus spécialement destinés à recevoir les malades et les blessésqui n’ont recours que temporairement à la charité publique; les seconds sontdes asiles pour les vieillards, les enfants ou les incurables. Du reste beaucoupd’établissements servent à la fois d’hôpital et d'hospice.

Peut-être n’est-il pas inutile d’ajouter que ces deux mots ont été détournésde leur signification première. Ils dérivent tous deux du mot hospitium, quidésignait chez les Romains le lieu consacré à l’exercice de l’hospitalité, pourquelque motif que l’hôte ( liospes ) vînt la réclamer, et qui avait conservé lemême sens pendant toute la durée du moyen âge. Ainsi, un collège, fondé à Paris vers la fin du xii c siècle, portait le titre d hôpital des Écoliers-Saint-Nicolas-du-Louvre; Y hôpital du Saint-Sépulcre , dans la même ville, était destiné à donnerasile aux pèlerins revenant de Jérusalem , etc. En Orient, les hôpitaux consacrésaux malades, portaient les noms de ptocliotrophium et de xenodocliium , etsaint Jérôme donne celui de nosocomkm (voaoç, maladie; ^op-ety, prendre soin)à l’établissement fondé par Fabiola. Il se pourrait, ainsi que le dit le docteurRoubaud (1), que l’habitude de voir des malades dans les lieux appelés hôpi-taux, où soit les fatigues du voyage, soit les épreuves d’une existence misé-rable, devaient en effet donner lieu à beaucoup de maladies, eût fait consacrerce mot à tout établissement appelé à recevoir des hommes en mauvais étatde santé.

Examinons maintenant quelles sont, au point de vue de l’art des con-

(1) Des hôpitaux, par le docteur Félix Roubaud. Paris , 1853.