HOPITAUX.
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structions, les principales conditions à observer dans l’établissement d’unhôpital. Elles peuvent se ranger sous trois chefs principaux : la situation, l’expo-sition et la distribution.
En ce qui concerne la situation, deux opinions diamétralement opposéesse sont produites. Les uns veulent que les hôpitaux soient placés au centredes quartiers les plus populeux, afin d’éviter de longs trajets aux malades etde ne pas rendre trop rares les visites des parents et des amis, qui sont plusprécieuses à l’hôpital que partout ailleurs. Les autres font remarquer, et, cesemble, avec raison, que le tumulte des rues fréquentées trouble le repos desmalades; que les conditions hygiéniques sont généralement peu favorables oùles habitations se trouvent très-agglomérées ; et qu’on est conduit à se mon-trer trop avare d’espace dans les endroits où les terrains sont d’un prix élevé, ouentraîné à des dépenses qui ne sont pas suffisamment justifiées, et mieux diri-gées, auraient pu soulager plus de misères. Cette dernière opinion veut doncque les hôpitaux soient distribués sur le périmètre des villes, et elle s’appuiesur ce qui s’est fait à Paris , où, sauf deux exceptions, les hôpitaux et hospicesont été établis loin du centre, sans qu’aucune règle générale eût été posée à cesujet, et par la seule force des considérations qu’elle invoque. Elle admet d’ail-leurs l’établissement de postes médicaux dans les différents quartiers, pour lessecours les plus urgents et la direction à donner aux malades, suivant le mal dontils sont atteints.
Il faut éviter de placer un hôpital sous les vents régnants par rapport àla ville, afin qu’il ne reçoive pas habituellement un air déjà plus ou moinscorrompu. Ainsi, on le mettra de préférence à l’ouest ou au nord de lacité, à moins que les vents qui soufflent dans ces directions n’aient tra-versé des marécages voisins, dont l’action serait plus nuisible encore quecelle des habitations. Il ne faut pas qu’il soit trop exposé au vent; mais ilne faut pas non plus lui choisir des lieux bas, où l’air se renouvelle diffi-cilement, et où l’humidité est habituelle. On a préconisé pourtant le voisi-nage des rivières, comme facilitant le service des eaux et le dégagement desimmondices, et l’on a fait remarquer que cette position a été donnée à ungrand nombre d’anciens hôpitaux; mais les brouillards, si fréquents en cesendroits, sont défavorables à la santé; les rives sont souvent, dans les basseseaux, des espèces de marais plus ou moins insalubres; et il est à présumerque la plupart de ces vieux établissements ont été construits sur des cours