BOURSES.
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ordonnance, ni le caractère monumental de celles des anciens. L’architecturey est maigre, la décoration y est pauvre, et les plus grandes salles y ont quelquechose de mesquin ; on sent que tout y a été ordonné dans un étroit esprit despéculation.
On trouve dans quelques eaux de France des constructions thermales beau-coup plus modestes, mais très-convenablement disposées et exécutées. Afind’être en état de résister à l’action destructive des eaux et des gaz qui s’endégagent, elles sont presque toujours voûtées, ce qui leur donne un cer-tain aspect monumental. Leur distribution varie avec le régime et les usagesdu lieu. Elle consiste souvent en une longue galerie, largement éclairée ououverte sur une de ses faces, donnant entrée par l’autre dans des cabinetsde bains ou de douches. Une piscine ou bassin commun, avec vestiaires, estparfois annexée aux cabinets. Quelques établissements, où l’eau est principa-lement prise à l’intérieur, présentent un vaste vestibule embrassant deuxétages dans sa hauteur, qui reçoit les sources bienfaisantes dans une ou plu-sieurs vasques, et sert à la fois de promenoir couvert et de dégagement pourdes cabinets de bains et diverses dépendances. Il en est où l’on trouve uneou deux salles de réunion, une bibliothèque, et un musée des richessesnaturelles de la contrée.
L’architecture de ces édifices ne réclame pas un grand luxe, mais il lui fautde la distinction dans la forme, un caractère un peu monumental, et quelquegaieté dans l’expression.
\'I. BOURSES.
Les bourses sont des lieux de réunion ouverts aux négociants et aux financiers,qui viennent y traiter de leurs affaires. Tel était l’un des objets des basiliquesdes anciens.
On n’est pas d’accord sur l’origine du nom déboursé, bien qu’il semble par-faitement adapté à la destination de l’édifice qu’il désigne. Les uns le font venird’un ancien établissement d’Amsterdam , dont les portes auraient été décoréesà leur partie supérieure de bourses sculptées; d’autres l’attribuent à la familleVan der Beurse, de Bruges , dans la maison de laquelle s’assemblaient les négo-ciants de la ville.