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Deuxième partie.
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TRAITÉ D'ARCHITECTURE.

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Les bourses d’Amsterdam et de Londres sont justement célèbres. La pre-mière, construite au commencement du xvn e siècle, est un vaste bâtimentd’environ 80 mètres de longueur sur 35 mètres de largeur. Au centre est unecour entourée de portiques. La seconde, plus importante encore et d’une.architecture beaucoup plus riche, date de la fin du même siècle, et remplacecelle qui, inaugurée en présence de la reine Élisabeth, fut détruite par l’in-cendie de d666. Elle se compose également d’une cour spacieuse environnéede portiques et de bâtiments.

La bourse de Paris est un des grands édifices de la ville. Elle consisteessentiellement en une vaste salle à deux rangs de portiques superposés,qui est éclairée par en haut, que précède un vestibule, et qu’accompagnentau rez-de-chaussée les dépendances obligées; les pièces nécessaires au tri-bunal de commerce sont distribuées au-dessus du vestibule et de ces dépen-dances. Un grand portique de colonnes corinthiennes, embrassant les deuxétages dans sa hauteur, entoure le monument, et lui donnerait l’apparenced’un temple périptère, si chacun des petits côtés était surmonté du frontonsacramentel. Mais quoique notre époque se montre fervente pour une divinitéde la fable, dont le culte n’a jamais été d’ailleurs complètement négligé, laforme est peu satisfaisante, précisément parce que la disposition n’est pascelle qui conviendrait. Ce portique est trop élevé pour être un abri effi-cace ; il ne met pas en communication les diflérentes parties de l’édifice; etil séparerait, au lieu de les réunir, les négociants qui s’y tiendraient, puis-qu’il ne peut être embrassé d’un seul coup d’œil. Aussi voit-on qu’il n’estpoint fréquenté. Ceux de Londr.es et d’Amsterdam sont beaucoup mieuxentendus.

11 semble qu’une bourse devrait consister en une vaste salle, très-éclairéeet susceptible d’une abondante ventilation, située à l’extrémité d’une cour ouplutôt d’un jardin qu’entourerait un large portique. Ce portique desservii’aittoutes les dépendances de l’établissement, telles que bureaux, cabinet de com-missaire, salles de lecture, de correspondance, de rafraîchissements, etc. Peut-être le jardin pourrait-il être couvert en hiver par un vitrage, de manière àconserver ses agréments dans la saison où l’on est le mieux disposé à les ap-précier. Quant au caractère de l’architecture, moins solennel que celui dumonument parisien, il ne serait pas moins vrai assurément : les marbres, lessculptures, les ornements dorés, le luxe des matériaux et de la décoration,