TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
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uniquement destinés aux cultivateurs, qui y apportent leurs produits, à desjours et à des heures déterminés, et n’y stationnent pas longtemps. Ce sontdes hangars, plus ou moins vastes, ouverts sur toutes leurs faces, et disposésde telle sorte que les bestiaux et les voitures y puissent entrer. Leur con-struction est très-simple; la charpente de la toiture est apparente, et est sup-portée par des points d’appui en pierres, en briques ou en bois, suivantles ressources locales.
Lorsque le marché est permanent, et est occupé, comme dans la plupartdes grandes villes, par des revendeurs qui tiennent pendant toute la journéeleurs marchandises à la disposition du public, il faut un abri plus com-plet, et des comptoirs ou étalages établis dans le système le plus conve-nable à la nature des objets exposés. Diverses dispositions sont adoptées à ceteffet. Quelques-uns de ces édifices consistent en un simple portique, couverten appentis, entourant une cour de forme rectangulaire, laquelle est ouverteaux voitures. Les étalages s’adossent contre le mur du fond du portique.Dans d’autres, tels que les marchés Saint-Germain, des Carmes et des Blancs-Manteaux, à Paris , le portique est remplacé par de larges galeries couvertescomprises entre deux murs; de grandes ouvertures percées sur toutes lesfaces, et d’autres pratiquées au sommet de la toiture, éclairent convena-blement l’intérieur, et assurent la ventilation, sans exposer les marchands àdes courants d’air dangereux; la circulation s’établit au milieu de la galerie,et il y a étalage de chaque côté. Une disposition très-satisfaisante pour unpetit marché consiste en un large portique, ouvert sur ses deux faces, etdivisé par un mur longitudinal, s’élevant à deux ou trois mètres de hauteur,de manière à servir d’appui aux comptoirs et à abriter des courants d’air; leportique est terminé à chacune de ses extrémités, soit par un hémicycle, soitpar un espace de forme rectangulaire, fermés l’un et l’autre par un mur plein,contre lequel s’adossent aussi des marchands. Enfin un assez grand nombrede marchés consistent simplement en une vaste salle, à charpente apparente,aussi largement aérée que possible, dans laquelle les étalages sont disposéspar rangs longitudinaux de la manière la plus favorable pour la circulationet l’économie de l’espace.
On établit souvent des caves sous ces édifices. Elles servent de magasins pourles marchands ou s’utilisent d’une autre manière, et elles ont le mérite, quandelles se louent convenablement, de permettre de réduire le prix des places du