Band 
Deuxième partie.
Seite
462
JPEG-Download
 

TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

462

qu’à l’entrée de l’établissement, du côté de la ville, il faut distribuer des bâti-ments pour les bureaux de l’administration et le service des douanes; enfinque toutes ces constructions doivent être comprises dans une enceinte ferméesur laquelle il soit facile d’exercer une surveillance efficace.

Les docks de Londres et ceux de Liverpool sont nombreux, ils sont exécutéssur une vaste échelle et offrent d’intéressants sujets d’étude.

Dans quelques-uns, les magasins sont placés presque sur le bord du quai, detelle sorte que les marchandises se transportent immédiatement, du navirequi les a amenées, dans le local où elles doivent être conservées pendant untemps plus ou moins long. Dans d’autres, des hangars sont établis sur lesquais pour le dépôt provisoire des colis, que des chemins de fer conduisentensuite à leur destination, soit au dehors des docks, soit dans des bâtimentsplacés en arrière des hangars. Quelquefois les deux systèmes sont réunis dans lemême établissement. Afin de ménager l’espace et les dépenses de construction,les magasins renferment un grand nombre d’étages, dont les hauteurs sontconvenablement déterminées pour le but qu’on se propose. On compte jusqu’àhuit étages dans les docks de Sainte-Catherine, à Londres , et leur hauteur varieentre 5 et 4 mètres. Les bâtiments ont jusqu’à 50 et 40 mètres de profon-deur. De distance en distance, ils sont percés à chaque étage, et sur l’une etl’autre face, d’ouvertures descendant jusqu’au niveau du sol de l’étage et des-tinées les unes à l’entrée, les autres à la sortie des marchandises. Les colissont montés et descendus à l’aide de treuils parfaitement disposés.

Ces constructions sont solidement exécutées, en murs assez épais pour mettrel’intérieur à l’abri de l’humidité et même, jusqu’à un certain point, des varia-tions de température. Dans les nouveaux docks, les planchers sont en fer, etsont soutenus entre les murs par des supports en fonte, de telle sorte qu’unincendie, s’il venait à se déclarer, n’aurait qu’une portée fort restreinte.

Quelques chiffres donneront une idée de l’importance de ces établissements :les docks de la compagnie des Indes occidentales, à Londres , couvrent unesurface de 1,200,000 mètres carrés, soit 420 hectares, dont 255,000 mètrescarrés de bassins et 965,000 en terrains et bâtiments; leurs dépenses se sontélevées à la somme de 82 millions de francs environ. Le développement surles quais des bâtiments des docks de Sainte-Catherine est de près de 4400 mètres,et la surface de planchers que présentent ces immenses magasins atteint à240,000 mètres carrés ou 24 hectares.