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Deuxième partie.
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ABATTOIRS.

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Un entrepôt, dit des Marais, a été construit il ÿ^a quelques années, à Paris ,sur le bord du canal Saint-Martin. 11 présente unê disposition très-simple ettrès-convenable, mais il ne saurait être comparé à ceux dont on vient deparler.

IX. ABATTOIRS.

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Les abattoirs sont des établissements consacrés à l'abattage et au dépècementdes bestiaux destinés à la consommation. Ils procurent de nombreux avantagesaux villes qui en sont pourvues; aussi se sont-ils beaucoup multipliés enFrance depuis 4840, date du décret qui en a fait construire cinq sur le péri-mètre de la ville de Paris . Ils évitent à la population le hideux spectacle du sangdes victimes, coulant dans les ruisseaux et se mêlant à la boue des rues; ilséloignent d’elles d’horribles odeurs et des miasmes insalubres'; 'ils la garan-tissent des embarras du passage des troupeaux, et du danger d’animaux fu-rieux échappés à un coup mal assuré; enfin ils permettent à l’autorité d’exercerune surveillance efficace sur les bouchers, et de s’opposer à ce que des viandesmalsaines soient livrées à la consommation.

Un abattoir se compose essentiellement de bouveries, de bergeries et d’échau-doirs, salles dans lesquelles se tuent et se dépècent les bestiaux. On y ajoutehabituellement un ou deux bâtiments pour l’administration et le logement desemployés, des locaux destinés à diverses opérations telles que la fonte du suif,l’apprêt des intestins, etc., et des hangars pour remises et dépôt de diversobjets. Des greniers à fourrages sont établis au-dessus des écuries. Tous ces bâti-ments sont compris dans une enceinte fermée. Les bouveries, bergeries etécliaudoirs se divisent habituellement en un même nombre de comparti-ments ou cases, qui se réunissent pour former autant de locations distinctes.

Les écliaudoirs de Paris , sont disposés de telle sorte que chaque case a deuxportes opposées; l’animal entre vivant par l’une et sort dépecé par l’autre,pour être immédiatement transporté dans la boutique du boucher. Le bœufqu’on veut abattre est fixé par une corde enroulée sur ses cornes et attachéeà un anneau solidement scellé dans le sol. L’animal tombe sans connaissance,frappé sur la tête par une masse en fer, et il est immédiatement saigné. Lesang s écoule par des rigoles ménagées dans le dallage, et il est recueilli dansdes cuves. Des appareils fixés à la charpente permettent de soulever le corps,