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Deuxième partie.
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PHARES.

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Les feux allumés sur ces tours étaient alimentés par du bois ou du char-bon, d’où devaient résulter d’assez grandes inégalités dans leiir éclat, etprobablement aussi des extinctions.

Notre système actuel d’éclairage maritime diffère essentiellement de celuides anciens, aussi bien sous le rapport de la répartition des phares quesous celui du mode de production de la lumière.

Les phares n’ont pas perdu de leur importance; loin de là: elle s’estaccrue, et ils se sont multipliés à mesure que notre navigation a pris plus dedéveloppement et de hardiesse ; mais ceux qui se voient dans nos ports sonthabituellement de très-faible hauteur, et paraîtraient bien misérables si onles comparait à ceux de l’antiquité. Nos grands phares sont placés ailleurs,en position de rendre plus de services. C’est en etfet à l’approche desterres qu’existent les dangers les plus redoutables, et c’est par conséquentle littoral qu’il importe essentiellement et avant tout de signaler aux navi-gateurs. Or ce littoral présentant une suite de parties saillantes et de partiesrentrantes, de caps plus ou moins avancés et de baies plus ou moins ou-vertes, si l’oii place un feu sur chacune des saillies principales, qu’elle ap-partienne au continent ou qu’elle s’en détache et consiste en une île ou enun rocher, on aura éclairé les sommets d’un polygone circonscrit à tous lesécueils; on enverra la lumière aussi loin de la côte que le comportent l’éclatet la hauteur des appareils. Si l’on a observé en outre une relation telleentre l’espacement de ces sommets et la portée des feux, que la lumières’aperçoive à une distance au moins égale à la moitié de la longueur d’undes côtés du polygone, un navigateur ne pourra pas approcher de la côtesans en être averti, car il aura au moins un feu en vue. Mais cela ne suffirapas : après avoir signalé la présence des dangers, il faudra donner le moyend’arriver au but en les évitant. On y parviendra en allumant d’autresfeux de moindre portée que les précédents, soit sur quelques points singu-liers de l’intervalle compris entre ces derniers, soit dans l’intérieur desterres et groupés de telle sorte qu’ils déterminent une direction à suivreen toute sécurité. Le navigateur sera ainsi conduit à proximité du port verslequel il se dirige, et l’on n’aura plus qu’une faible lumière à placer surl’extrémité d’une des jetées pour lui indiquer l’entrée du chenal.

Il y a donc trois classes de phares dans ce système, qui est celui desnations modernes, et qui a été appliqué à la côte de France avec une très-