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Deuxième partie.
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PHARES.

A75.

de taille, et se composait de huit arcades, dont les pieds-droits étaient ornés decolonnes, et dont la coupole se terminait par la cheminée destinée au déga-gement de la fumée du foyer.

Sous Louis XV , en 4727, une lanterne en fer fut substituée à cette lanterneen maçonnerie, dont les pierres avaient été calcinées par le feu, et dont leslarges pieds-droits présentaient d’ailleurs le grave inconvénient d’occulter unepartie très-notable de la lumière; mais on conserva la même hauteur au foyer, quin’était élevé qu’à 57 mètres environ au-dessus du niveau des plus hautes mers.

Cette hauteur ne permettant pas aux navigateurs d’apercevoir le feu à grandedistance, fut bientôt jugée insuffisante. L’exhaussement de la tour fut décidé,et cette opération, qui n’était pas sans quelque témérité, fut exécutée vers la findu siècle dernier, avec une rare habileté,, par M. Teulère, ingénieur en chefde la généralité de Bordeaux. Elle a eu pour effet d’augmenter la portée dufeu, dont elle a élevé le foyer à 65 mètres au-dessus du niveau des hautesmers; mais il faut avouer qu’au point de vue de l’art, le monument estloin d’y avoir gagné. Les formes trop nues de la construction moderne ontquelque chose de sec, qui contraste d’une manière regrettable avec l’élégance,et la richesse trop grande peutrêtre, de l’œuvre de la Renaissance. Le cou-ronnement actuel ne vaut pas, à beaucoup près, celui qui existait autrefois. Dureste la première impression que fait éprouver l’édifice ne laisse place à aucunregret ; on est saisi d’un profond sentiment d’admiration dès qu’on se trouveen présence de ce majestueux monument s’élevant avec tant de hardiesse dusein de l’Océan.

Enfin une restauration complète de ce phare a été exécutée dans ces der-nières années; elle a eu pour objet de remplacer les pierres rongées parle temps, et elles étaient nombreuses surtout au dehors, et de faire revivreles sculptures qu’on avait grand’peine à retrouver, tant elles étaient dégra-dées. On a reconstruit en outre la totalité des logements qui avaient été àdiverses reprises adossés contre le rempart de la plate-forme pour suppléerà l’insuffisance de ceux de la tour.

Nous n’admettons plus autant, de richesse d’ornementation dans nos pha-res. Ge ne sont pas des œuvres de luxe, ce sont des édifices d’utilité publi-que, et il convient d’autant mieux de leur conserver ce caractère, avectoute la simplicité qu’il comporte, que la plupart d’entre eux sont établisloin de tout centre de population, ainsi qu’on l’a dit plus haut. Ils récla-