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Deuxième partie.
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TRAITÉ D’ARCHITECTURE.

cation dans son mouvement, et se trouvait toujours en position convenablepour faire sortir les pierres du panneau, sans qu’aucun accident fût à redouter.11 ne les élevait qu’à une faible hauteur, puis il les déposait sur un petit cheminde fer, d’où elles étaient saisies par d’autres machines, qui se multipliaient aufur et à mesure de l’avancement des travaux, de manière à réduire autant quepossible le temps nécessaire au débarquement et au montage des matériaux.

Pendant l’exécution du massif plein de la base, une grue à longue volée,maintenue par six haubans amarrés sur le rocher, était installée au centre del’édifice sur une plate-forme en charpente, élevée à 5 mètres au-dessus duniveau des plus hautes mers, laquelle était supportée par quatre poteaux. Cespoteaux étaient fixés chacun par deux forts boulons à scellement de 0 m ,07 dediamètre et par cinq haubans. Ils étaient compris dans le massif de maçon-nerie de blocage, correspondant au vide intérieur de la tour, de sorte que laconstruction les enveloppait sans en être gênée, et les consolidait en s’élevant.Ils y sont restés enfouis. Ils sont représentés sur le plan, fig. 5, et sur la coupepar des lignes ponctuées. Plus tard la même grue a été placée à l’intersectionde deux poutres armées, qui reposaient sur la maçonnerie de la tour, et sesoulevaient au moyen de verrins ; elle saisissait les pierres au dehors, et lesmettait immédiatement en place, car il était facile d’en faire varier la volée,lors même qu’elle était chargée.

Afin de réduire autant que possible le temps et les dépenses que devaitexiger l’exécution de ces travaux, il fallait loger les ouvriers sur le rocher même,car il était évident qu’on trouverait à les occuper utilement, quand bien mêmel’état de la mer viendrait interrompre les communications pendant plusieursjours consécutifs. Si bien préparées que fussent les pierres, il y avait en effetà les ragréer sur place; chaque assise devait être soigneusement dressée aprèssa pose; et d’ailleurs, par cela même que les dispositions adoptées assuraientune grande rapidité au débarquement, on ne pouvait compter que l’on mettraitimmédiatement en place toutes les pierres composant le chargement d’une desbarques de transport. Deux aiguilles très-élancées, très-rapprochées 1 une del’autre, et qui, placées vers le centre du plateau, élevaient leurs cimes à prèsde 6 mètres au-dessus du niveau des hautes mers, offraient un précieux pointd’appui pour les logements qu’il s’agissait d’établir. On remplit en pierres sèchesl’intervalle qui les séparait; ce massif, contenu par elles au nord et au sud,le fut à l’ouest par un mur vertical, et à l’est par un plan incliné, exécutés