TRAITÉ D’ARCHITECTURE.
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mais il est certain que telle épaisseur de mur qui paraîtrait bien suffisantesi Ton avait seulement égard à la pression exercée par le poids de la con-struction, pourrait ne pas offrir assez de garanties contre le renversement parune tempête.
On n’a pas malheureusement d’expériences assez concluantes pour apprécierexactement la valeur qu’il convient d’attribuer à la pression du vent s’exer-çant sur des surfaces de diverses formes. Toutefois M. Léonor Fresnel, quia traité cette question dans les Annales des ponts et chaussées de 1851, admetqu’il convient de la porter à 275 kilogrammes par mètre carré de surfaceplane placée normalement à la direction du vent, et que l’action produitesur un cylindre vertical se réduit aux | de celle qu’éprouverait la sectionméridienne de ce même cylindre. On tient compte, dans cette évaluation,des deux effets qui se produisent, l’un direct, résultant de la pression del’air sur la face qu’il vient frapper, l’autre dû à la raréfaction de ce fluidesur la face opposée:
Mais si la forme cylindrique est plus avantageuse, sous ce rapport, quecelle d’un prisme à base carrée, elle lui est inférieure en ce qui est del’économie de l’exécution, et elle ne se concilie pas toujours aussi bienavec les convenances de la distribution de l’édifice; les magasins et les loge-ments de gardiens ne s’agencent plus avec la même facilité au pied de latour. On donne donc la préférence à cette dernière forme, toutes les fois quele phare, étant établi sur une hauteur, ne réclame pas une grande éléva-tion pour assurer au feu la portée qu’on a en vue; la tour s’élève alorsau centre d’un soubassement carré qui renferme toutes les pièces d’usage,ou bien elle se détache, depuis son pied et par une saillie plus ou moinsprononcée, en avant d’un corps de logis de forme rectangulaire.
Lorsque la tour, bien que soustraite à l’action de la mêr, est située entelle position qu’il est indispensable de lui donner une grande hauteur ( de50 à 60 mètres ), on prend habituellement une sorte de terme moyen entreles deux formes en question; et l’on a recours à une section octogonale. Onévite ainsi les inconvénients les plus marqués des autres dispositions, et l’ons’assure, à peu de chose près, les avantages inhérents à chacune d’elles; car onn’emploie que des surfaces planes, et la construction n’offre pas sensible-ment plus de prise au vent que si elle était de forme circulaire. En outreles arêtes verticales qui la divisent donnent quelque chose de plus élégant